DCI publie d’autres images de personnes recherchées en lien avec les destructions des manifestations de lundi

Maria

DCI publie d'autres images de personnes recherchées en lien avec les destructions des manifestations de lundi

La Direction des enquêtes criminelles (DCI) a diffusé une nouvelle vague d’images de personnes recherchées en lien avec les destructions réalisées lundi 18 mai lors de la grève des matatu.

Pourquoi DCI a-t-il publié des photos de Kenyans manifestant ?

Dans un communiqué publié vendredi 22 mai, la direction a appelé le public à fournir tous les détails qui pourraient l’aider à capturer les individus photographiés en train de commettre des actes illégaux.

Les différents Kenyans sont soupçonnés d’avoir commis des crimes tels que des vols avec violence, des vols qualifiés, des dommages intentionnels à des biens, des incendies criminels et des pillages, entre autres.

« La Direction des enquêtes criminelles (DCI) recherche des informations susceptibles de conduire à l’arrestation des individus dont les images sont capturées ci-dessous, soupçonnés d’avoir commis des actes de vol avec violence, de vol, de dommages intentionnels à la propriété, d’incendie criminel, de pillage et d’autres activités criminelles observées lors des récentes manifestations liées au carburant dans diverses régions du pays », peut-on lire en partie dans le communiqué.

« Les suspects ont été capturés alors qu’ils commettaient des actes criminels qui ont non seulement endommagé des entreprises et des infrastructures publiques, mais ont également mis en danger la vie et la sécurité de membres innocents du public. »

À ce titre, les membres du public susceptibles de reconnaître l’une des personnes apparaissant sur les photographies ont été invités à partager leurs informations avec le commissariat de police le plus proche ou de manière anonyme via #FichuaKwaDCI.

La police nationale a également réaffirmé qu’elle poursuivrait la répression et a exhorté les Kenyans à garder leur sang-froid pendant les manifestations.

« Le Service national de police (NPS) souhaite rappeler au public que même si chaque Kenyan a le droit constitutionnel de se réunir, de manifester, de piqueter et de pétitionner pacifiquement, les actes criminels commis sous couvert de manifestations doivent faire l’objet d’une enquête approfondie et leurs auteurs traduits en justice », conclut le communiqué.

Cette déclaration intervient quelques jours seulement après que la DCI ait publié une autre vague de personnes recherchées en lien avec cette même affaire.

Combien de Kenyans ont été arrêtés lors des manifestations contre la grève des Matatu ?

Dans un communiqué publié juste un jour après les manifestations, DCI a révélé qu’au moins 710 manifestants avaient été arrêtés dans tout le pays.

La région de la Vallée du Rift arrive en tête avec le plus grand nombre d’arrestations, avec 259 arrestations. Nairobi comptait 189 détenus et la région de l’Est, 103 arrestations.

Le centre du Kenya a enregistré 142 arrestations au deuxième jour, tandis que l’ouest et la côte du Kenya ont enregistré le moins d’arrestations, avec respectivement 10 et sept arrestations.

Dans le communiqué, DCI a averti que le rôle que chacun jouait dans le chaos lors des manifestations n’avait pas d’importance. Toute personne impliquée de quelque manière que ce soit serait traduite en justice.

« Personne n’est au-dessus de la loi. Les individus qui organisent, financent, incitent ou participent à des actes criminels seront soumis à toute la force de la loi », indique le communiqué. « Le public est invité à rester calme, à respecter les droits d’autrui et à coopérer avec les agences de sécurité pour garantir la paix et la sécurité publique. »