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Par Simon Stefanos Lijam
Résumé exécutif
En 2024, l’Éthiopie et la Russie ont signé des accords élargissant la coopération dans l’énergie nucléaire et la défense navale. Les deux gouvernements présentent ces accords comme du développement, mais la fragilité politique durable de l’Éthiopie, les conflits internes non résolus et les relations tendues avec ses voisins rendent ces projets particulièrement risqués. Ces accords peuvent aggraver l’instabilité dans la corne de l’Afrique et saper la crédibilité de la Russie en Afrique.
Résultat clé: En l’absence de garanties régionales, la coopération navale et nucléaire de la Russie avec l’Éthiopie est imprudente et les risques sont considérés comme une forme de négligence avec des conséquences civiles et régionales prévisibles.
Arrière-plan
La fragilité de l’Éthiopie: depuis plus de cinquante ans, l’Éthiopie a parcouru le régime autoritaire, les conflits ethniques et les crises humanitaires. La violence active à Tigray, Amhara et Oromia continue de déplacer des millions (Conseil des relations étrangères, 2024).
Engagement russe: En septembre 2024, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a rencontré le président Vladimir Poutine, annonçant une coopération élargie dans l’énergie nucléaire, les projets énergétiques et la technologie militaire (Kremlin, 2024).
Accord naval: L’Éthiopie et la Russie ont signé un pacte de coopération navale en 2024, signalant la poussée plus large de Moscou dans la sécurité de la mer Rouge (Fanamc, 2024; ICDS, 2023; ICWA, 2024).
Risques et implications
Risques domestiques
L’Éthiopie n’a pas la capacité institutionnelle de réguler les installations nucléaires ou de protéger les actifs navals.
De nouveaux accords risquent d’autonomiser les factions, d’aggraver les conflits ethniques et de détourner les ressources des secours humanitaires.
Risques régionaux
Les ambitions navales peuvent alarmer des voisins tels que l’Érythrée, Djibouti et la Somalie.
Les différends concernant l’accès à la mer Rouge pourraient se débrouiller dans une corne plus large de l’instabilité en Afrique.
Risques mondiaux
La militarisation en Éthiopie peut renforcer la compétition de grande puissance dans une région fragile, augmentant les risques pour la sécurité maritime de la mer Rouge et le commerce mondial.
La réputation de la Russie en tant que partenaire africain prudent peut éroder si la coopération déstabilise ses alliés.
Options de politique
- Retenue dans les transactions bilatérales
La Russie devrait faire une pause ou réduire les initiatives nucléaires et navales jusqu’à ce que l’Éthiopie démontre une amélioration de la stabilité et de la gouvernance.
L’Éthiopie devrait hiérarchiser la consolidation de la paix et la réforme du secteur de la sécurité sur la nouvelle militarisation.
- Cadre continental
Recadrez les projets nucléaires et navals comme des initiatives de l’Union africaine plutôt que des entreprises bilatérales.
La distribution régionale (par exemple, un projet par région africaine) répartira les avantages et réduirait le risque politique.
- Protection de la sécurité continentale
Les installations doivent être obtenues par une force de protection de l’UA, isolée des rivalités mondiales.
La neutralité, la rotation entre les régions et les règles d’engagement fondés sur les droits sont des garanties critiques.
Recommandations
Pour l’Éthiopie:
Suspendre la coopération militaire et nucléaire sensible jusqu’à ce que les accords de paix soient consolidés.
Reconstruisez la confiance avec les voisins avant de faire avancer les ambitions de la mer Rouge ou de la marine.
Pour la Russie:
Retour à une politique prudente en Afrique non escalade.
Évitez les initiatives qui risquent d’inflammer les conflits au sein des États amicaux.
Pour l’Union africaine:
Diriger dans la conception de cadres continentaux pour les projets stratégiques.
Assurer la responsabilité, la transparence et la neutralité dans toute initiative nucléaire ou navale
Conclusion
Les accords navals et nucléaires de la Russie avec l’Éthiopie peuvent sembler ambitieux, mais dans les conditions actuelles, ils risquent d’aggraver l’instabilité de l’Éthiopie, de soutenir les relations régionales et de saper la sécurité continentale. Sans la propriété continentale, les garanties régionales et les mécanismes de protection isolés, de tels projets restent des jeux imprudents qui pourraient faire plus de mal que de bien.
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Références
Conseil des relations étrangères. (2024). Conflit en Éthiopie. Tracker de conflit mondial. https://www.cfr.org/global-conflict-tracker/conflict/conflict-ethiopie
Fanamc. (2024, 12 septembre). Les marines éthiopiennes et russes signent l’accord de coopération. https://www.fanamc.com/english/ethiopian-russian-navies-signcooperation-agrement/
Centre international de défense et de sécurité (ICDS). (2023, 26 juin). La Russie et la mer Rouge depuis 2022: politique étrangère militarisée ou stratégie de conflit?
https://icds.ee/en/russia-and-the-red-sea-since-2022-militarisé-foreign-policyor-srategy-of-conflict
Conseil indien des affaires mondiales (ICWA). (2024, 16 février). Les nouvelles ambitions navales de la Russie en mer Rouge. lang = 1 & niveau = 1 & ls_id = 13073 & lid = 7980
Kremlin. (2024, 3 septembre). Rencontre avec le Premier ministre d’Ethiopie Abiy
Ahmed. http://en.kremlin.ru/events/president/news/78072
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