Mnangagwa signe la loi CAB3, prolongeant sa présidence de deux ans

Maria

Mnangagwa renames Tomlinson Depot to Chimoio Camp  

LE PRÉSIDENT Emmerson Mnangagwa a promulgué le projet de loi d’amendement constitutionnel n° 3, prolongeant ainsi son deuxième mandat et récompensant les parlementaires de deux ans supplémentaires.

Le projet de loi controversé, contre lequel la société civile s’est battue avec acharnement, met en branle des initiatives sournoises de la part des membres du Zanu PF qui sont en total désaccord avec ce qu’ils considèrent comme inconstitutionnel et comme un acte effronté visant à maintenir le pouvoir de Mnangagwa.

Cet amendement signifie que le président du Zimbabwe ne sera plus élu par la population en général, mais les parlementaires, un changement qui, selon les généraux de l’armée à la retraite, les hauts fonctionnaires et la société civile, va à l’encontre des accords de guerre de libération.

Selon la constitution du Zimbabwe, les amendements inclus dans le CAB3 étaient censés être décidés par référendum. Le Zanu PF a poussé les choses en avant et a imposé les changements, arguant qu’ils ne s’appliquaient pas.

Le fait que ces amendements n’auraient pas dû profiter au titulaire a également été ignoré.

Mnangagwa, qui était censé démissionner en 2028, après avoir terminé ses deux mandats de cinq ans, a récemment mis au défi ceux qui s’opposaient à sa décision en leur disant « celui qui gagne, gagne », alors que les tensions avec son adjoint Constantino Chiwenga augmentent.

La nouvelle loi signifie désormais qu’il peut également nommer 10 sénateurs supplémentaires pour augmenter sa taille de 80 à 90, l’inscription des électeurs passe de la Commission électorale du Zimbabwe (ZEC) au registraire général, tandis qu’une commission sera créée pour déterminer la délimitation.

Les entretiens publics pour le pouvoir judiciaire ont été supprimés.