Le jeudi 25 juin, les forces de sécurité kenyanes ont été massivement déployées pour réprimer les manifestations prévues.
Cette journée est importante car elle marque l’anniversaire des manifestations de la génération Z contre le projet de loi anti-finance 2024.
La police a déployé une nouvelle arme pour disperser les manifestants : des canons sonores, plus précisément appelés dispositifs acoustiques à longue portée (LRAD).
Que sont les LRAD ?
Montés sur des véhicules à Nairobi, les appareils ont été utilisés pour émettre des ordres de dispersion et émettre des tonalités d’alerte perçantes audibles dans plusieurs zones.
Il s’agit de l’une des premières utilisations publiques largement rapportées de la technologie au Kenya, suscitant rapidement l’attention et le débat.
De nombreux manifestants et observateurs ont décrit le bruit intense comme profondément troublant.
Les LRAD sont des haut-parleurs directionnels vers lesquels les forces de l’ordre se tournent de plus en plus pour contrôler les foules.
Considérez-les comme un mégaphone de haute technologie sous stéroïdes. Ils sont capables de projeter des messages vocaux clairs sur de longues distances ou d’émettre des tonalités d’avertissement extrêmement fortes pour disperser les rassemblements.
Selon HowStuffWorks, les appareils fonctionnent en utilisant un ensemble de haut-parleurs spécialisés, appelés transducteurs, pour concentrer le son dans un faisceau étroit de 30 degrés. Cela ressemble à la façon dont une torche concentre la lumière au lieu de la diffuser partout.
Cela permet aux agents de communiquer clairement les avertissements à des centaines de mètres.
Ils émettent des sons de haute intensité là où l’audition humaine est la plus sensible.
Quels sont les dangers des LRAD ?
À courte distance, le volume peut être plus fort qu’un moteur à réaction ou qu’un coup de feu.
La pression provoque souvent une douleur immédiate, une désorientation, des maux de tête et des nausées, incitant les gens à quitter la zone.
Commercialisés comme une alternative moins meurtrière aux gaz lacrymogènes ou aux matraques, les LRAD ne sont pas sans risque.
Une exposition prolongée ou rapprochée peut entraîner des lésions auditives permanentes, des acouphènes, des vertiges, des migraines et d’autres effets.
Parce que les ondes sonores se propagent à travers les zones, des passants pacifiques, des journalistes et même des officiers eux-mêmes ont parfois été capturés dans la zone d’impact.
Le journaliste de Citizen TV Immanuel Ndung’u a été contraint de se mettre à l’abri après que la police a déployé l’appareil.
Le son inattendu a perturbé sa diffusion en direct, l’obligeant à arrêter son reportage et à se mettre en sécurité.
Il a ensuite décrit ce moment comme bouleversant, soulignant qu’il n’avait jamais entendu un son aussi fort.
Légalement, l’utilisation de ces appareils se situe dans une zone grise.
Aux États-Unis, les tribunaux ont statué que l’utilisation délibérée de LRAD à des niveaux susceptibles de causer des blessures graves à des manifestants non violents peut équivaloir à une force excessive.
La ville de New York, par exemple, a réglé un procès et limité la tonalité d’alerte douloureuse après que des manifestants et des passants ont signalé des dommages.
Caractéristiques de l’hélicoptère Airbus H130
Par ailleurs, Airbus a livré le 1000ème hélicoptère H130 à l’opérateur kenyan Rotorjet Aviation.
L’annonce sur la page X officielle de la société a suscité un large intérêt et des spéculations parmi les utilisateurs des médias sociaux sur sa propriété.
Cet avion monomoteur avancé, évalué à 515 millions de KSh, est le premier du genre dans le pays pour la compagnie charter privée.






