Les pays d’Afrique et des Caraïbes demandent des excuses officielles pour l’esclavage transatlantique

Maria

Les pays d’Afrique et des Caraïbes demandent des excuses officielles pour l’esclavage transatlantique

Le président français Emmanuel Macron a également prononcé une note virtuelle lors de la conférence, dans laquelle il a reconnu que les esclaves étaient « déshumanisés et traités comme des marchandises ».

Il a toutefois mis en garde contre la réduction des réparations pour esclavage à la seule compensation financière, affirmant qu’elles ne devraient pas être considérées comme un « chèque émis pour mettre un terme à l’histoire ».

Le vote de l’Assemblée générale des Nations Unies a eu lieu en mars, avec 123 voix pour et trois voix – les États-Unis, Israël et l’Argentine – contre la déclaration de la traite transatlantique des esclaves comme un crime contre l’humanité.

52 pays, dont le Royaume-Uni et les États membres de l’Union européenne, se sont abstenus.

Contrairement aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, celles de l’Assemblée générale ne sont pas juridiquement contraignantes.

Le Royaume-Uni a longtemps rejeté les appels à des réparations, affirmant que les institutions actuelles ne peuvent être tenues pour responsables des torts passés.

« Aucune série d’atrocités ne devrait être considérée comme plus ou moins importante qu’une autre », avait alors déclaré l’ambassadeur du Royaume-Uni auprès de l’ONU, James Kariuki.

L’ambassadeur américain auprès de l’ONU a fait écho à cette affirmation, affirmant que son pays « ne reconnaît pas de droit légal à des réparations pour des torts historiques qui n’étaient pas illégaux au regard du droit international au moment où ils se sont produits ».