Ramaphosa affirme que des preuves suffisantes sont nécessaires avant une enquête de mise en accusation

Maria

Ramaphosa affirme que des preuves suffisantes sont nécessaires avant une enquête de mise en accusation

Le président Cyril Ramaphosa a déclaré qu’il avait le droit constitutionnel de ne pas faire l’objet d’une enquête de mise en accusation jusqu’à ce que des preuves suffisantes soient démontrées qu’il pourrait avoir commis une mauvaise conduite.

Il a ajouté qu’il ne suffit pas que le Parlement ait rédigé un rapport en vertu de l’article 89, mais qu’il est plutôt important de considérer les conclusions de ce rapport.

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Ramaphosa demande maintenant à la Haute Cour du Cap-Occidental d’interdire au Parlement de poursuivre la procédure de destitution contre lui jusqu’à ce que le rapport ait été soumis à un examen juridique.

Ramaphosa fait face à une mise en accusation pour les mesures prises à la suite du vol de dollars américains dans sa ferme Phala Phala en 2020.

Après que le président a déposé une demande auprès de la Haute Cour pour examiner le rapport du groupe indépendant du Parlement sur l’affaire de la ferme Phala Phala, il souhaite maintenant que le tribunal l’empêche de poursuivre ce processus jusqu’à ce que l’examen juridique aboutisse.

Dans une déclaration sous serment déposée vendredi devant le tribunal, Ramaphosa a déclaré qu’il avait le droit de contester le rapport avant que des conséquences irréversibles n’en découlent et que la procédure de mise en accusation qui en découlerait.

Selon Ramaphosa, permettre à la procédure de destitution de se poursuivre pendant que le rapport est en cours d’examen porterait atteinte aux protections constitutionnelles énoncées dans les règles de l’Assemblée nationale.

Ramaphosa poursuit en affirmant qu’il serait soumis à des critiques infondées et que des déclarations potentiellement diffamatoires seraient légitimées sur une tribune publique, portant ainsi atteinte à son droit à la dignité constitutionnelle.

Le Parlement a déclaré que le président de l’Assemblée nationale, Thoko Didiza, étudiait toujours le contenu de la demande, tandis que le président de la commission de mise en accusation, Makashule Gana, a déclaré que lui aussi prenait toujours des conseils juridiques sur la manière de procéder.

La commission de mise en accusation doit tenir sa prochaine réunion la semaine prochaine.