Un groupe se faisant appeler les Citoyens Concernés de Sogakope, dans le district de Tongu Sud, dans la région de la Volta, a organisé une manifestation de deux heures contre la Compagnie d’électricité du Ghana (ECG) pour ce qu’ils ont décrit comme des pratiques de facturation abusives. La manifestation, qui a débuté dans le quartier de Sogakope Zongo et s’est propagée dans des quartiers clés de la ville avant de se terminer dans les bureaux de l’ECG, a attiré entre 150 et 200 habitants vêtus de rouge et de noir, brandissant des pancartes et scandant des chants de résistance.
Les manifestants ont présenté une pétition exposant 21 griefs, notamment des factures d’électricité élevées et inexpliquées, des relevés de compteurs inexacts, des retards dans le remplacement des compteurs défectueux, un service client médiocre et des déconnexions injustes. Certains résidents ont affirmé que leurs factures étaient passées de 150 à 300 Ghc à des chiffres alarmants de 2 000 à 4 000 Ghc, certains ménages recevant des factures mensuelles dépassant 10 000 Ghc. Ils ont accusé ECG d’exploiter les consommateurs via des systèmes de facturation estimée et ont exigé de la transparence et des responsabilités.
M. Bernard Cudjoe, porte-parole du groupe, a soumis la pétition au directeur du district de Sogakope de l’ECG, M. Mawunyo Kudzo Akwetey, sous une forte présence policière. La pétition contenait dix revendications clés, notamment une facturation précise basée sur les relevés réels des compteurs, une communication rapide en cas de panne, un remplacement plus rapide des compteurs défectueux, un service client amélioré et des procédures de déconnexion équitables. Le groupe a également appelé à des relevés de facturation plus clairs et à une meilleure éducation du public sur les opérations ECG.
La manifestation pacifique, baptisée « Dites non aux factures d’éclairage anormales et à l’estimation des factures », a été décrite comme la première du genre contre l’ECG dans la région depuis de nombreuses années. Plus d’une cinquantaine de policiers ont été déployés pour maintenir l’ordre, méritant les éloges des participants pour leur professionnalisme. Les organisateurs ont donné un ultimatum de trois mois à l’ECG pour répondre à leurs préoccupations, avertissant que toute action entraînerait une manifestation encore plus importante.






