Le directeur des poursuites pénales (DPP) a approuvé les accusations portées contre quatre personnes pour la mort de deux personnes dans l’effondrement du bâtiment South C survenu en janvier de cette année.
Dans un communiqué publié vendredi soir, le DPP a révélé que 37 autres fonctionnaires du comté de Nairobi seraient accusés d’abus de pouvoir et de négligence dans leurs fonctions officielles.
La décision fait suite au dépôt d’un dossier par la Direction des enquêtes criminelles (DCI) suite à la conclusion des enquêtes sur les tours Manzil.
« Après une analyse indépendante et approfondie des preuves contenues dans le dossier d’enquête, le DPP a déterminé qu’il existe des preuves suffisantes et une perspective réaliste de condamnation pour justifier la poursuite de plusieurs suspects liés à l’incident », peut-on lire en partie dans le communiqué.
À quelles accusations Analo fait-il face ?
Parmi les 37 fonctionnaires approuvés pour poursuites figure Patrick Analo, qui fera face à des accusations d’abus de fonction contrairement à l’article 101 (1) tel que lu avec l’article 102A du Code pénal et de négligence dans les devoirs officiels contrairement à l’article 128 du Code pénal.
Cela survient juste un jour après qu’Analo, le directeur de l’urbanisme du comté de Nairobi, a été arrêté à la suite d’une descente à son domicile par des agents de la Commission d’éthique et de lutte contre la corruption (EACC).
Au cours du raid, les détectives ont récupéré 51,3 millions KSh en espèces et 113 000 $ (environ 14 millions KSh), portant le montant total à 65,3 millions KSh.
Ils ont également saisi des carnets de bord de véhicules, des ordinateurs portables, des téléphones portables, des iPads, des contrats de vente de terrains et de véhicules, des plans d’approbation de construction du comté de Nairobi et d’autres documents jugés pertinents pour les enquêtes en cours sur des allégations de corruption, de pots-de-vin, d’abus de pouvoir et de richesse inexpliquée.
Il est soupçonné d’approbation irrégulière du bâtiment de 16 étages.
Qui a été accusé des décès survenus dans l’effondrement du bâtiment South C ?
Les quatre accusés d’avoir causé ces décès sont Daniel Alphonse Odhiambo, Gideon Chege Mwangi, Abdishakur Muse Mohamed et Yussuf Mohamed Yussuf.
Ils sont également accusés d’avoir lancé un projet sans permis d’évaluation de l’impact environnemental.
Deux d’entre eux, Abdishakur Muse Mohamed et Yussuf Mohamed Yussuf, sont accusés d’avoir proféré un faux document, contrairement à l’article 349 du Code pénal.
Quels responsables ont été inculpés pour l’effondrement du bâtiment South C ?
Les 36 autres, inculpés aux côtés d’Analo, comprennent Christopher Naicca, Brenda Nyawana, Alfred Eshitera, Tom Achar, Philomena Wanjui, Wilfred Masinde, Sammy Shileche, Judy Gitau et Patrick Nutunga.
Stephen Mwadere, Kimani Stanely, Micheal Nderitu, Teresia Njoki, Simon Omondi, Ian Lewiso Gichero, Eunice Ngaho, Josephine Nater, Philip Mbithi, Francis Odhiambo, Grace Kiburo, Moses Nyogesa, Larry Ochieng, Davis Mutinda et Joseph Mutua font également face à des accusations similaires.
Les autres responsables faisant face à ces accusations sont Dominic Mwtegi, Mackline Saitera, Martha Maina, Vivian Adongo, Jassan Njani, Eluid Lemaiyan, ing. Daniel Alphonse Odhiambo, Arch. Gideon Chege Mwangi, Abdishakur Muse Mohammed, Yussuf Mohammed Yussuf, Bowen Kwambai Kanda et Abraham Choti Arati.
Lorsque le bâtiment s’est effondré le 2 janvier, les opérations de secours ont permis de retrouver deux corps sous les décombres.






