Ofori-Atta se prépare à une audience cruciale sur l’immigration aux États-Unis le 15 juin

Maria

L'ancien ministre des Finances Ken Ofori Atta a été mis en alerte rouge par Interpol

L’ancien ministre des Finances Ken Ofori-Atta doit comparaître devant un tribunal de l’immigration des États-Unis le 15 juin 2026, lors d’une audience de fond qui pourrait façonner à la fois sa tentative de rester en Amérique et les efforts en cours du Ghana pour obtenir son retour et faire face à des poursuites pénales.

Des documents judiciaires montrent que l’affaire a été fixée pour une audience individuelle à 13 heures devant le juge David A. Gardey du tribunal de l’immigration d’Annandale en Virginie, la procédure devant se dérouler virtuellement.

La date de juin marque un développement important dans la longue impasse juridique. Contrairement aux comparutions procédurales précédentes, l’audience du 15 juin devrait examiner le fond du dossier d’immigration d’Ofori-Atta et les arguments entourant son droit de rester aux États-Unis.

Ofori-Atta a été libéré de sa détention par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) des États-Unis sur décision judiciaire le 7 avril 2026, après qu’un tribunal lui a accordé une caution de 65 000 $. Son équipe juridique ghanéenne, Minkah-Premo, Osei-Bonsu, Bruce-Cathline and Partners, avait confirmé à l’époque qu’il avait retrouvé sa famille et qu’il restait pleinement déterminé à faire valoir ses droits dans le cadre d’une procédure régulière en vertu de la loi américaine.

L’avocat d’Ofori-Atta basé aux États-Unis, Enayat Qasimi, a indiqué que son client cherchait à obtenir la résidence aux États-Unis plutôt que de retourner au Ghana, où il fait face à des accusations de corruption. L’avocat a fait part de ses inquiétudes quant aux garanties d’un procès équitable, décrivant l’affaire comme ayant une dimension politique.

Les autorités d’Accra demandent son extradition pour répondre à plus de 70 accusations criminelles aux côtés de cinq autres dans le cadre d’enquêtes de corruption en cours, notamment des allégations liées au contrat de Strategic Mobilization Ghana Limited (SML). Les 78 accusations criminelles portées par le Bureau du Procureur spécial contre Ofori-Atta restent actives, les coaccusés ayant déjà comparu devant la Haute Cour d’Accra.

Deux voies juridiques distinctes se déroulent simultanément. Le premier est le processus d’immigration américain, qui déterminera si Ofori-Atta peut rester dans le pays ou doit être expulsé. La seconde est la demande d’extradition du Ghana, qui sera évaluée au regard du droit américain et des obligations conventionnelles applicables, y compris la doctrine de la double criminalité exigeant la confirmation que les infractions présumées donneraient lieu à des poursuites en vertu du droit américain.

L’audience du 15 juin devrait attirer l’attention au Ghana et aux États-Unis, car elle constitue un tournant potentiel dans une affaire qui est devenue l’une des confrontations juridiques les plus importantes politiquement de la première année de mandat de l’administration actuelle.