Une mission du Fonds monétaire international (FMI) est attendue à Accra à partir du mardi 29 avril pour mener la sixième et dernière revue du Ghana dans le cadre de l’accord triennal de la Facilité élargie de crédit (FEC) du pays, les engagements officiels devant commencer le jeudi 30 avril.
La visite de deux semaines marque la dernière étape majeure avant que le Ghana ne conclue le programme, qui a été prolongé de trois mois jusqu’au 16 août 2026, afin de laisser suffisamment de temps pour terminer l’évaluation et traiter le décaissement final.
La revue évaluera la performance du Ghana depuis la cinquième revue achevée par le Conseil d’administration du FMI en décembre 2025, avec une attention particulière à la mise en œuvre des réformes structurelles, à l’évolution budgétaire dans le secteur de l’énergie et à l’état du système bancaire. La mission devrait convenir d’un ensemble d’actions préalables nécessaires pour débloquer la dernière tranche du soutien du FMI, estimée à environ 360 millions de dollars. S’il est approuvé, ce décaissement porterait les recettes totales du Ghana au titre de l’accord à environ 3 milliards de dollars, soit le montant total engagé lorsque le programme a été approuvé en mai 2023.
Le représentant résident du FMI au Ghana, Adrian Alter, a décrit la prolongation jusqu’en août comme une étape technique et non comme le reflet d’objectifs manqués. Il a expliqué qu’il était nécessaire d’évaluer correctement les données de l’année 2025 et les résultats du premier trimestre 2026 avant de finaliser l’examen.
Après les réunions d’Accra, la mission retournera à Washington pour préparer un rapport qui sera examiné par la direction du FMI et le Conseil d’administration. Une décision est attendue dans les deux à trois semaines suivant la conclusion de la mission, ouvrant potentiellement la voie à la sortie officielle du programme du Ghana en août.
Le contexte économique au début de l’examen est globalement positif. Lors de la cinquième revue, le FMI a jugé la performance du programme du Ghana comme globalement satisfaisante, notant que la croissance au premier semestre 2025 a dépassé les attentes, tirée par de solides performances dans les services et l’agriculture, tandis que l’inflation est revenue dans la fourchette cible de la Banque du Ghana (BoG) pour la première fois depuis 2021. L’économie du Ghana devrait croître de 4,8 % en 2026, légèrement au-dessus de la moyenne régionale de l’Afrique subsaharienne.
Le directeur du département Afrique du FMI, Abebe Aemro Selassie, a reconnu les progrès tout en soulignant l’importance de maintenir la discipline budgétaire une fois le programme terminé. Il a noté que le maintien d’un équilibre entre les dépenses de développement et la viabilité de la dette figurera parmi les principaux défis politiques auxquels le Ghana sera confronté une fois la surveillance du FMI terminée.
Concernant le secteur financier, une mission d’assistance technique distincte du FMI a publié ses recommandations en avril 2026, appelant la Banque du Ghana à renforcer son cadre de surveillance macroprudentielle, à adopter des outils de surveillance des risques plus prospectifs et à établir un processus décisionnel formel plus clair pour améliorer la résilience du système financier avant le retour du pays à une gestion économique indépendante.






