Avis de 120 jours expiré et violations non résolues : la pression monte sur Heath Goldfields Limited

Maria

Emmanuel Armah Kofi Buah

Un problème clé dans l’affaire Bogoso-Prestea est le statut du préavis de 120 jours délivré à Heath Goldfields Limited (HGL) le 23 juin 2025 en vertu de l’article 68 de la Loi de 2006 sur les minéraux et les mines (Loi 703).

S’adressant aujourd’hui à une conférence de presse, l’avocat Maretin Kpebu a noté que l’avis exigeait que HGL remédie à de graves violations liées à la sécurité des mines, aux inondations souterraines, aux obligations statutaires impayées, à l’incapacité de réhabiliter les infrastructures critiques et aux retards dans la mise en œuvre de son propre plan stratégique de développement minier.

Malgré l’expiration du délai de préavis de 120 jours il y a plusieurs mois, de nombreuses violations majeures restent non résolues. Les sections souterraines de la mine Prestea restent inondées, l’installation de stockage des résidus est encore incomplète, l’usine de traitement des eaux reste largement non opérationnelle et les principaux équipements tels que le concasseur giratoire et les systèmes de pompage n’ont toujours pas été achetés ou installés.

Il a également indiqué que ce n’est qu’au cours des deux dernières semaines que la Commission des minéraux a été chargée d’entreprendre une nouvelle inspection technique de la mine pour évaluer si HGL s’est conformée aux mesures correctives décrites dans l’avis.

Cette inspection retardée soulève des questions sur le rythme de l’application de la réglementation, d’autant plus que le délai de préavis a expiré il y a des mois et que plusieurs des préoccupations sous-jacentes en matière de sécurité et d’exploitation étaient déjà bien documentées.

Le résultat de cette dernière inspection devrait jouer un rôle majeur pour déterminer si le ministre des Terres et des Ressources naturelles procède à la résiliation des baux miniers de Bogoso-Prestea.

Compte tenu des manquements persistants et du manque apparent de capacité financière et technique de la part de HGL, de nombreuses parties prenantes estiment que l’inspection renforcera les arguments en faveur de la révocation.

Ce dernier développement est particulièrement important car il détourne l’attention de la question de savoir si HGL a eu suffisamment de temps pour remédier aux violations, mais plutôt de savoir si l’entreprise a réalisé des progrès significatifs depuis l’émission de l’avis.