Des détails sur le sort de Tadesse Worede tel que le voit le TPLF

Maria

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Toronto – Le Front populaire de libération du Tigré (TPLF) aurait proposé à Tadesse Worede, président de l’administration intérimaire du Tigré dont le mandat a été prolongé la semaine dernière, deux conditions sous peine de mesure militaire.

Des sources liées à la région ont rapporté samedi que l’une des conditions qui lui sont proposées est de se coordonner avec le TPLF et de « poursuivre la lutte » (contre le gouvernement fédéral).

La deuxième option est, selon le rapport, de démissionner « paisiblement » avec le droit de vivre à Mekelle ou avec la possibilité d’émigrer vers un pays de son choix. Aucune autre explication n’est fournie sur la manière dont le TPLF peut organiser une immigration basée sur le choix de Tadesse.

La dernière option est, s’il rejette les deux propositions ci-dessus, de s’exposer à une mesure militaire.

Selon la source, l’organisation est en train de prendre des dispositions pour que la décision soit transmise à Tadesse via les anciens, les chefs religieux et les hommes politiques.

Ce que l’on sait jusqu’à présent, c’est que le TPLF a officiellement rejeté la prolongation du mandat de Tadesse Worede en tant que président de l’administration intérimaire, affirmant que le gouvernement fédéral n’a pas le pouvoir de prendre une mesure unilatérale à ce sujet. Ce dernier a déclaré au service BBC Amharic que la prolongation est légale et constitutionnelle.

En réponse apparente à cela, le TPLF a abrogé cette semaine l’accord de Pretoria qui a mis fin à deux années de guerre sanglante contre le gouvernement fédéral. Il a été signé en novembre 2022.

Tadesse a également rejeté l’opposition du TPLF à la prolongation de son mandat. Selon certaines informations, Tadesse aurait promis de ne pas quitter la région du Tigré par crainte d’une éventuelle action militaire du TPLF.

Le mandat de Tadesse a été prolongé la semaine dernière après une réunion d’évaluation avec les autorités fédérales sur la performance de son gouvernement dont le résultat n’a pas été annoncé au public.

Le gouvernement fédéral ne s’est pas encore prononcé sur la situation qui évolue au Tigré après sa nomination, ce qui semble suggérer une reprise du conflit.

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