Alors que la Commission du service judiciaire (JSC) a accepté l’explication fournie par le juge-président par intérim de Gauteng, Aubrey Ledwaba, concernant les récentes allégations de corruption, l’organisme de surveillance judiciaire Judges Matter affirme que la commission a traité l’affaire de manière adéquate.
Le long entretien du juge Ledwaba a été dominé par ces allégations, que les commissaires ont décrites comme un doute sur sa candidature.
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La controverse découle d’un témoignage entendu en octobre devant la Commission Madlanga.
Un témoin a affirmé que le chef du crime présumé, Katiso « KT » Molefe, avait payé 2,5 millions de rands pour obtenir sa libération sous caution dans une affaire présidée par Ledwaba.
Malgré ces affirmations, la JSC a avancé en proposant le nom de Ledwaba à la tête de la division judiciaire la plus active du pays.
Ce fut une journée difficile pour le juge-président par intérim, qui a été confronté à un interrogatoire rigoureux de la part des membres du JSC, axé principalement sur le témoignage de la Commission Madlanga.
Même lorsqu’on lui a demandé s’il devait attendre une exonération formelle de cette commission avant de solliciter la promotion, Ledwaba a maintenu sa position.
Finalement, la JSC a décidé de le recommander pour diriger la division Gauteng de la Haute Cour.
Alison Tilley de Judges Matter a noté que Ledwaba s’était beaucoup intéressé aux allégations au cours du processus.
« Ledwaba s’est engagé de manière substantielle dans les allégations (au cours de l’entretien). »
Tilley a en outre expliqué que, comme aucune plainte officielle n’a été déposée contre Ledwaba directement auprès de la JSC, il est peu probable que sa nomination fasse l’objet d’une contestation judiciaire.
Mais la décision finale appartient désormais au président Cyril Ramaphosa, qui doit autoriser la nomination.






