Le KFS prend des mesures disciplinaires alors qu’un homme décède après son arrestation pour exploitation forestière illégale : « assumer la responsabilité »

Maria

Le KFS prend des mesures disciplinaires alors qu'un homme décède après son arrestation pour exploitation forestière illégale : « assumer la responsabilité »

Didacus Malowa, journaliste à Togolais.info, apporte plus de trois ans d’expérience dans la couverture de la politique et de l’actualité au Kenya.

Le Service forestier du Kenya (KFS) a pris des mesures contre les gardes forestiers stationnés dans la forêt de Kangaita, dans le comté de Kirinyaga.

Cette mesure disciplinaire fait suite au décès d’un homme qui avait été arrêté pour activités d’exploitation forestière illégale dans la région.

Pourquoi le KFS a-t-il pris des mesures contre les gardes forestiers de Kirinyaga ?

Dans un communiqué publié jeudi 16 avril, KFS a confirmé que cette action avait été motivée par la mort de David Munene, qui avait été appréhendé le 30 mars 2026 pour avoir prétendument coupé illégalement des produits forestiers.

Dans sa déclaration, le KFS a fermement condamné toute forme de violence contre des membres du public, affirmant que ses agents sont formés pour opérer dans un cadre fondé sur les droits de l’homme.

« Le Service ne tolère pas la brutalité contre les membres du public et les gardes forestiers sont formés sur la façon de gérer les délinquants grâce à une approche fondée sur les droits de l’homme et assument donc la responsabilité personnelle de tout préjudice causé au public », a déclaré KFS.

Selon le service, Munene a été arrêté par des gardes forestiers puis remis aux autorités policières locales.

Cependant, alors qu’il était en garde à vue, Munene aurait sonné l’alarme, accusant les policiers de l’avoir agressé lors de son arrestation.

L’agence a révélé que Munene avait ensuite été traduit en justice avant que son état ne s’aggrave, nécessitant son admission à l’hôpital pour des soins médicaux.

Malgré les efforts déployés pour lui sauver la vie, il est décédé le 8 avril, un incident qui a depuis fait l’objet d’un examen minutieux des circonstances de son arrestation et du traitement qui a suivi.

Sur quelles mesures de responsabilisation le KFS a-t-il insisté ?

L’agence a en outre souligné que les agents individuels doivent assumer l’entière responsabilité de leurs actes dans l’exercice de leurs fonctions, soulignant un changement de politique vers la responsabilité personnelle dans les opérations d’application de la loi.

L’enquête policière sur cette affaire est actuellement en cours, et les autorités devraient établir la cause exacte de la mort de Munene et déterminer si l’agression présumée a contribué à ses blessures.

Cette affaire s’ajoute à un débat national croissant autour de la conduite des agents chargés de l’application des lois et des fonctionnaires, en particulier dans les situations impliquant des suspects en état d’arrestation ou en détention.

« Le Service ne tolère pas la brutalité contre les membres du public et les gardes forestiers sont formés sur la manière de traiter les délinquants selon une approche fondée sur les droits de l’homme et assument donc la responsabilité personnelle de tout préjudice causé au public », a déclaré KFS.

Ces dernières années, le Kenya a fait l’objet d’allégations de recours excessif à la force par le personnel de sécurité, les groupes de défense des droits de l’homme appelant à plusieurs reprises à une surveillance plus stricte.