La procédure de détermination de la peine contre Julius Malema a commencé, l’État recherchant une peine de 15 ans de prison suite à sa condamnation en vertu de la loi sur le contrôle des armes à feu.
L’affaire concerne un rassemblement de 2018 au cours duquel Malema a tiré avec un fusil dans un stade bondé.
Le résultat pourrait avoir des conséquences juridiques et politiques majeures, notamment la perte potentielle de son siège au Parlement.
Des enjeux importants à l’heure du prononcé de la peine
Le tribunal évalue les facteurs aggravants et atténuants, l’État plaidant en faveur de la peine maximale.
L’expert juridique Ulrich Roux a déclaré qu’une peine de 15 ans de prison était peu probable, soulignant l’absence de condamnation antérieure de Malema.
Il s’attend plutôt à une peine avec sursis ou à une amende.
« Une période d’emprisonnement de 10 ans, totalement ou partiellement avec sursis », a déclaré Roux, pourrait être imposée, ayant un effet dissuasif sans peine de prison immédiate.
Le tribunal doit tenir compte de la situation personnelle de Malema, de la gravité du délit et de l’impact plus large sur la société.
Un siège au Parlement en jeu
En vertu de l’article 47 de la Constitution de l’Afrique du Sud, une peine de plus de 12 mois sans possibilité d’amende pourrait disqualifier Malema de ses fonctions de député.
Toutefois, cela ne prendrait effet qu’une fois tous les appels finalisés, un processus qui pourrait prendre des années.
Même une peine avec sursis pourrait déclencher la disposition constitutionnelle, selon la manière dont elle est structurée.
Malema signale un appel immédiat
Malema a clairement indiqué qu’il contesterait à la fois la condamnation et la peine.
« S’ils m’envoient en prison, je ferai immédiatement appel », a-t-il déclaré, décrivant un plan visant à porter l’affaire devant la Haute Cour si nécessaire.
Les analystes juridiques estiment que sa stratégie est judicieuse, notant qu’il est peu probable qu’il se voie refuser une libération sous caution en attendant son appel, compte tenu de sa présence constante au tribunal et de sa notoriété publique.
Un avenir politique incertain mais pas terminé
L’analyste politique Sandile Swana a déclaré que cette affaire ne mettrait peut-être pas fin au leadership de Malema au sein des Combattants de la liberté économique.
Il a fait valoir que même une condamnation ou une peine de prison ne le destituerait pas automatiquement de son poste de chef du parti.
«C’est un inconvénient… mais politiquement, cela n’a pas de grandes conséquences», a déclaré Swana.
Il a ajouté que l’histoire politique de l’Afrique du Sud montre que les dirigeants peuvent conserver, voire accroître leur soutien après des revers juridiques.
Des supporters attendus en nombre
Les partisans de Malema devraient se rassembler en grand nombre, présentant cette affaire comme politiquement motivée.
L’EFF a déjà qualifié les poursuites de « chasse aux sorcières ».
La procédure de détermination de la peine devrait se poursuivre pendant une deuxième journée, et l’issue suivra probablement par la suite.
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Pour des informations plus détaillées, écoutez Roux et Swana sur 702 en utilisant le lecteur audio ci-dessous :






