Les Zimbabwéens de la diaspora manifestent contre le CAB3 et la politique répressive dans leur pays

Maria

Les Zimbabwéens de la diaspora manifestent contre le CAB3 et la politique répressive dans leur pays


Les ZIMBABWEENS du monde entier ont fait preuve d’un défi sans précédent en réponse à ce que les critiques décrivent comme un resserrement de l’emprise de la direction du président Emmerson Mnangagwa, marqué par des manœuvres législatives répressives, le déploiement de l’appareil d’État et une prétendue manipulation du processus d’amendement constitutionnel en cours.

La controverse se concentre sur le nouveau projet de loi d’amendement constitutionnel numéro 3 (CAB3), qui vise entre autres à prolonger le mandat de Mnangagwa et à modifier le cadre régissant l’élection du leader du pays.

Au Royaume-Uni, l’esprit de résistance au projet de loi proposé était visiblement vivant malgré des conditions météorologiques difficiles, après que des dizaines de Zimbabwéens aient voyagé depuis diverses villes et passé la nuit dans divers hôtels, se préparant à ce que les organisateurs ont appelé une grande « Marche de défi » à Witton Park samedi.

Plus de 70 participants ont pris part à la mobilisation, coordonnée par Phylis Melody Magejo, Dickson Chikwizo, Vengai Mutsawu et Josephine

Sipiwe Jenje-Mudimbu, avec la participation de John Burke et de son épouse, des personnalités décrites par certaines sources gouvernementales comme des cerveaux présumés intensifiant encore les spéculations politiques autour du parrainage.

Lors de la manifestation de samedi, les observateurs ont décrit l’atmosphère comme évoquant un mouvement révolutionnaire, les participants bravant la pluie et le froid pour faire entendre leur voix. Chanter des slogans contre

l’establishment au pouvoir, les manifestants se sont déplacés à travers les villes et villages autour de Blackburn, dans ce que les organisateurs ont qualifié de « Marche pour la liberté ».

Les participants ont présenté l’événement comme une expression pacifique des droits démocratiques, tandis que les critiques l’ont décrit comme un effort coordonné visant à un changement de régime.

Parmi ceux qui étaient présents et se sont engagés à maintenir une forte présence, déclarant qu’ils représentaient les voix des citoyens actuellement arrêtés au Zimbabwe pour s’être rassemblés pour s’informer mutuellement sur le CAB3, le « NON à 2030 » et les questions d’arrestations arbitraires, figuraient Charles.

Kanyimo, Cuthbert M. Chavinda, Sandra Sekai Chidemo, Prince Chidewu, Rumbidzai Thelma Chidewu, Shorai Chidewu, Francisca Chiduku, Justin Prince Chihurani, Elizabeth Chitengo, Tanyaradzwa Emily Daka, Melbar Dick, Kudzaishe Dodzo, Nobukhosi Dube, Samuel Jambaya, Evy Kagande, Gladys Kajawo, Desire Kunaka, Diana Machingauta, Pamela Magwizi, Henry Makambe, Blessing Tariro Makeyi, Genius K. Mamwadhu, Melissa Marewangepo et Luckmore Masanzu.

Les autres étaient Ruth Taisekwa Matipa, Melissa Mbavarira, Ettar Patience Mhlanga, Kelvin Thembinkosi Mhlanga, Francis Mubani, Dadirayi Mukwedeya, Felistas Waraidzo Munemo, Felicia Wadzani Munemo, Gladman Mundingi, Rhoda Munthali, Jenatry Chihota Muranganwa, Mollin Muteto, Sonboy Gwatevera, Happiness Ncube, Patricia Ncube, Nolanga Evangelista Ndlovu, Dumisani Nyathi, Michelle Rwaringa, Victor Simon, Xoliso Sithole, Khomeredzi Boniface Zengeni, Petty Ziramba, Ziwanayi Benson Mbanje, Mbongeni, Murling, Moses Mbano, Chakodza et Munyaradzi Cuthbert Chavinda.

Les participants ont déclaré que leur présence symbolisait la solidarité avec les Zimbabwéens restés au pays qui, selon les militants, sont confrontés à des intimidations et à des arrestations en raison de leurs efforts d’éducation civique. De nombreuses personnes présentes à la marche ont fait valoir que la mobilisation de la diaspora était nécessaire pour amplifier les voix étouffées et attirer l’attention du monde entier sur les développements constitutionnels dans leur pays.

Le régime de Mnangagwa serait ébranlé par la défiance de la diaspora à l’égard du CAB3 et serait en train de rechercher des informations sur ceux qui financent les manifestations.

« Le régime a soulevé des questions sur la logistique de la manifestation, notamment sur la question de savoir qui a financé l’hébergement à l’hôtel, l’approvisionnement en nourriture et le transport des participants », a indiqué une source.

Les photographies circulant en ligne montrant une présence notable de jeunes Zimbabwéens ont alimenté les inquiétudes au sein des cercles gouvernementaux concernant l’activisme croissant de la diaspora.

D’autres allégations émanant de ces sources faisaient état de l’implication de divers groupes liés à l’opposition, notamment la Citizens Coalition for Change (CCC) de Manchester dirigée par Thomas Machingauta, des organisateurs non identifiés du Constitution Defenders Forum (CDF), le ROHR et l’Organisation des droits de l’homme du Zimbabwe (ZHRO), que certains responsables ont qualifiée de force de coordination centrale. Ces affirmations restent contestées, les militants insistant sur le fait que la marche a été organisée de manière indépendante et financée grâce aux contributions de la communauté.

La confrontation entre militants et autorités semble s’intensifier. Des sources gouvernementales ont déclaré que les responsables surveillaient de près les mouvements de la diaspora et recueillaient des renseignements sur les participants et leurs motivations.

« Les gants et les épées sont tirés sur les deux fronts », a fait remarquer une source, soulignant le ton de plus en plus conflictuel.

Entre-temps, des avertissements ont été émis selon lesquels les autorités du Zimbabwe envisagent d’engager des poursuites judiciaires contre des individus accusés de collaborer avec des acteurs étrangers pour s’opposer aux changements constitutionnels.

Les critiques soutiennent que de telles mesures réduiraient davantage l’espace démocratique, tandis que les partisans du gouvernement soutiennent qu’elles sont nécessaires pour protéger la souveraineté nationale.

À mesure que les tensions montent, la situation révèle un fossé grandissant entre les dirigeants du Zimbabwe et certaines parties de sa diaspora.

Il reste incertain si cette vague d’activisme influencera les développements politiques dans le pays. Pour l’instant, le Zimbabwe observe que le défi de la diaspora se fait plus fort, que l’appel à la responsabilité constitutionnelle s’intensifie et que la température politique continue de monter.