La police de la République du Zimbabwe (ZRP) a décidé de remettre les pendules à l’heure concernant la tragédie de Kuwadzana, rejetant les affirmations largement répandues sur les réseaux sociaux selon lesquelles il manquait des parties des corps des victimes.
Dans un communiqué publié dimanche, le porte-parole de la police nationale, le commissaire Paul Nyathi, a déclaré qu’il n’y avait aucune preuve pour étayer les allégations circulant en ligne, mettant en garde les criminels qui exploitent la tragédie pour escroquer le public et inciter aux troubles.
« Pour mémoire, le ZRP n’a aucune preuve que l’une ou toutes les victimes avaient des parties du corps manquantes », a déclaré Nyathi.
« La police coordonne également une autopsie complète qui sera réalisée le 6 octobre 2025 à Harare. Les résultats seront rendus publics en consultation avec les familles.
« Le public doit respecter la vie privée des familles en deuil et, ce faisant, permettre à la police de découvrir ce qui s’est exactement passé lors de ce triste incident », a-t-il déclaré.
ZRP a également révélé une escroquerie menée par des individus utilisant la tragédie pour solliciter de l’argent auprès de citoyens sans méfiance.
Selon Nyathi, une femme identifiée comme Josphine Mutongi utiliserait les comptes EcoCash et InnBucks pour collecter de l’argent sous prétexte d’aider les familles touchées ou de financer des manifestations contre les prétendues « parties du corps manquantes ».
Mutongi est un mondain basé à Harare.
« Le ZRP met en garde les criminels qui profitent désormais de la tragédie des enfants de Kuwadzana pour inciter le public à déposer ou à envoyer de l’argent sur des comptes Ecocash et InnBucks détenus ou contrôlés par Josphine Mutongi, sous couvert d’assistance aux familles, de protestation contre la disparition de parties du corps d’enfants et d’organisation d’une manifestation illégale », a déclaré Nyathi.
Il a en outre révélé que les familles des victimes avaient désavoué Mutongi, prenant leurs distances avec ses actions et confirmant qu’elle ne les représentait en aucune manière.
« Les familles des victimes ont renié Josphine Mutongi, qui utilise ouvertement les réseaux sociaux pour semer la confusion parmi les Zimbabwéens », a déclaré Nyathi.
La police a averti que toute personne ou tout groupe tentant d’utiliser cette tragédie pour répandre des mensonges, provoquer des violences ou organiser des rassemblements illégaux sera passible de poursuites.
« Le ZRP avertit fortement toute personne ou tout groupe qui incite à la violence ou à des rassemblements illégaux que la loi suivra définitivement son cours, sans crainte ni faveur. »
Cette déclaration intervient alors que les spéculations se multiplient sur les réseaux sociaux sur la cause du décès des enfants. L’intervention de la police vise à réprimer la désinformation et à assurer au public qu’un processus post-mortem transparent déterminera les véritables circonstances de l’incident.






