

Nama Nekemto
Le conflit interne persistant perpétré par Abiy Ahmed a significativement eu un impact sur le moral des troupes, entraînant des déserts de troupes et des pénuries d’équipements militaires. L’escalade du coût de la vie a encore alimenté le mécontentement du public, créant une situation volatile. Afin de relever ces défis multiformes, une série de visites clandestines à divers partenaires internationaux a été entreprise par Abiy Ahmed cette semaine.
La cause sous-jacente de la baisse du moral des troupes et des désertions des troupes semble être une désillusion croissante de la guerre en cours. Les généraux seniors, reconnaissant ce malaise profondément ancré, ont tenté de renforcer le moral avec les promesses d’une fin imminente aux hostilités, suggérant que le conflit cessera après le 30 juin. Cette approche, cependant, est considérée avec le scepticisme, compte tenu des cas précédents où des assurances similaires n’ont pas réussi à se matérialiser – entraînant des pannes répétées de l’efficacité opérationnelle et de nombreux cas de désertion. Il est largement compris que les déclarations d’une fin imminente au conflit, sans action concrète et vérifiable, servent simplement à apaiser temporairement les personnes impliquées plutôt que de traiter les causes profondes du problème.
Par conséquent, les récents efforts diplomatiques secrètes du Premier ministre Abiy Ahmed sont considérés par certains comme une tentative cruciale de trouver des solutions à ce problème complexe. Le succès de ces missions repose sur la garantie d’engagements tangibles de partenaires internationaux pour lutter contre les facteurs militaires et socio-économiques stimulant la crise.
Les récents voyages clandestins en France entrepris par Abiy Ahmed soulèvent des questions importantes sur le positionnement géopolitique de l’Éthiopie et sa relation avec la France. Il semble que la France, ayant fait face à une opposition croissante à ses politiques néocoloniales dans ses anciennes colonies africaines, cherche maintenant à consolider son influence grâce à des partenariats avec des dirigeants stratégiquement affaiblis. Abiy Ahmed, face à la dissidence interne et à la pression internationale, semble tirer parti de cette situation pour obtenir un soutien militaire et politique indispensable.
La position d’affaiblissement d’Abiy Ahmed est indéniable. Il est de plus en plus isolé au sein de la communauté internationale et fait face à des défis croissants à la maison, notamment une militaire démoralisée en proie à des désertions et un mécontentement public répandu alimenté par l’escalade de l’inflation. Ses assurances répétées que le conflit en cours prendra fin – promet des innombrables fois brisés – ne parviendra pas à inspirer la confiance dans ses rangs ou parmi la population éthiopienne. Ses voyages secrètes à l’étranger suggèrent une tentative désespérée de garantir des ressources – armes, des munitions et une aide potentiellement financière – pour renforcer son régime de signalisation.
Ces réunions clandestines avec Emmanuel Macron impliquent probablement des négociations avec la France, reflétant un modèle observé dans les relations post-coloniales de France avec l’Afrique. Le soutien de la France à Abiy Ahmed repose probablement sur une évaluation calculée des avantages à ses propres intérêts stratégiques et économiques. En substance, l’État affaibli d’Abiy Ahmed offre à la France l’occasion de maintenir son influence par un leader affaibli et dépendant du soutien externe. Sa relation de longue date avec Emmanuel Macron, caractérisée par la soumission, s’est évidemment prouvée avantageuse pour les Français, les conduisant à investir davantage dans cette dynamique de pouvoir déjà bien établie. Le modèle suggère une continuation des stratégies néo-coloniales, où un faible leadership est soutenu pour faciliter la préservation des intérêts externes du pouvoir. Les implications de cette stratégie pour la stabilité future et l’autodétermination de l’Éthiopie restent profondément concernant.
L’absence de transparence entourant cette visite ne fait que les préoccupations et nécessite une évaluation approfondie et indépendante de son impact sur le conflit. Il est crucial d’attendre des informations vérifiées avant de tirer des conclusions définitives, mais les implications potentielles nécessitent un examen minutieux de toutes les parties prenantes.
Note de l’éditeur: les vues dans l’article ne reflètent pas nécessairement les vues de Togolais.info
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