- Le fondateur de l’église Good News International, Paul Mackenzie, est soupçonné d’être à l’origine d’une nouvelle grève de la faim parmi ses fidèles.
- Mackenzie et des dizaines de ses partisans sont en détention prolongée et en détention provisoire depuis plus de 10 mois à la suite des meurtres controversés de la forêt de Shakahola.
- Ils ont nié plus de 200 accusations d’homicide involontaire en raison de leur condition physique dégradée, inquiétant le magistrat qui préside leurs dossiers.
Un tribunal de Mombasa s’est inquiété après que le prédicateur controversé Paul Mackenzie et ses partisans se soient présentés au tribunal l’air émacié.
État des disciples de Paul Mackenzie
Le fondateur de l’église Good News International est en détention depuis environ 10 mois depuis sa première arrestation et détention en 2023.
Le prédicateur, qui est lié à la mort massive de ses partisans dans son sanctuaire de Shakahola, dans le comté de Kilifi, fait face à de multiples accusations allant du meurtre à la violation des droits de l’enfant.
On prétend qu’il était à l’origine de la famine prolongée qui a envoyé un nombre important de ses partisans dans leurs tombes.
Lorsque Mackenzie et ses coaccusés ont comparu devant le tribunal le mardi 20 février, le magistrat en chef Alex Ithuku s’est inquiété pour leur santé.
Comment les partisans de Paul Macekenzie se sont présentés au tribunal
Ils semblaient fragiles et mal nourris, ce qui a incité le magistrat à ordonner leur examen médical.
Il a été rapporté que certains des suspects étaient trop fragiles pour marcher et ont été transportés dans la salle d’audience pour répondre aux accusations d’homicide involontaire.
Ces développements ont permis de conclure que Mackenzie et ses partisans avaient entamé une grève de la faim pour se protéger contre l’arrestation, la détention et les poursuites.
Paul Mackenzie et ses partisans sont-ils en grève de la faim ?
Le tribunal a ordonné que Mackenzie, son épouse, Rhodah Maweu, et leurs partisans, qui font conjointement face à 238 chefs d’accusation d’homicide involontaire, soient escortés à l’hôpital pour des soins urgents.
Tous les suspects, y compris ceux visiblement émaciés, ont plaidé non coupables de tous les chefs d’accusation d’homicide involontaire. Les accusations leur ont été lues pendant quatre heures et demie.
Ithuku a rendu visite aux suspects dans les cellules du sous-sol du tribunal et a déclaré plus tard que certains pouvaient à peine se tenir debout ou ouvrir les yeux, ce qui l’a incité à leur demander immédiatement d’être soignés.
On leur reproche d’avoir avancé la doctrine du jeûne prolongé dans l’espoir de rencontrer Jésus face à face, une croyance qui a vu plus de 420 personnes à travers le pays perdre la vie.






