Un policier promet de démissionner après que son frère ait été abattu lors d’une manifestation : « Je rendrai son uniforme »

Maria

Un policier promet de démissionner après que son frère ait été abattu lors d'une manifestation : "Je rendrai son uniforme"

Un policier était visiblement ému après que son frère, qui avait participé aux manifestations contre le projet de loi contre le financement du terrorisme, ait été abattu.

Qu’a dit le policier ?

Dans une vidéo largement diffusée en ligne, l’officier était représenté allongé à côté de son jeune frère, drapé dans le drapeau kenyan, pleurant de manière inconsolable tandis que d’autres manifestants chantaient l’hymne national.

« Tuez-moi, tuez-moi », dit l’homme avec douleur.

Dans une autre vidéo, on voit l’officier manifestant son chagrin, levant la main et s’engageant à démissionner et à rendre son uniforme après la mort de son frère.

L’homme en détresse était tenu par un autre homme à côté de lui, qui tentait de le réconforter.

L’officier a été entendu exprimer son intention de rendre son uniforme de police, mentionnant sarcastiquement qu’il féliciterait les officiers pour avoir tué son frère.

« Je vais leur dire, bon travail fait, bon travail fait », a-t-il déclaré en sanglotant.

L’homme a ensuite répondu à un appel téléphonique et a commencé à informer la personne à l’autre bout du fil que son frère avait été mortellement abattu.

Les personnes qui entouraient l’homme ont commencé à se plaindre que la police anti-émeute tuait tout le monde, y compris les leurs.

Cinq morts et 13 blessés par balle parmi les infirmières

Plus tôt, Togolais.info a rapporté que l’Association médicale du Kenya (KMA) avait publié un communiqué indiquant que cinq personnes, dont un médecin, avaient été tuées par balle tandis que 13 autres soignaient des blessures par balle dans divers hôpitaux du pays.

Ils ont également déclaré qu’un total de 31 personnes ont été blessées lors des manifestations d’Occupy Parliament du mardi 25 juin.

Parmi les 31 blessés, 13 ont été touchés par des balles réelles, quatre par des balles en caoutchouc et trois par des balles de lanceur. Onze autres personnes ont été légèrement blessées.

Les groupes ont également condamné les enlèvements et les arrestations généralisés de personnes ayant participé aux manifestations.

Ils ont en outre exhorté l’État et toutes les parties concernées à cesser de recourir à la force meurtrière pour éviter de nouvelles pertes en vies humaines.

Ce que vous devez savoir d’autre sur les manifestations contre le projet de loi de finances

Relecture par Mercy Nyambura Guthua, journaliste et rédactrice en chef chez Togolais.info