Un Kenyan dénonce les lourdes taxes proposées dans le projet de loi de finances : « Hata Marehemu Akiamka Atakufa Tena »

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Un Kenyan dénonce les lourdes taxes proposées dans le projet de loi de finances : « Hata Marehemu Akiamka Atakufa Tena »

Nancy Odindo, journaliste à Togolais.info, apporte plus de trois ans d'expérience dans la couverture de la politique, de l'actualité et des reportages dans les médias numériques et imprimés au Kenya.

Mombasa – A l'approche de la lecture du budget 2024/2025, une partie des citoyens kenyans continue d'exprimer ses frustrations.

S’il est adopté, le projet de loi de finances 2024 augmenterait les taxes sur un large éventail de produits de base, suscitant le mécontentement de la population.

Pourquoi les Kenyans sont-ils frustrés par le projet de loi de finances 2024 ?

Raphael Odienyo, un résident de Mombasa, a exprimé son mécontentement, attribuant les difficultés qu'il perçoit au mandat de près de deux ans du président William Ruto.

« Cela fait deux mois ou quelques années que le président Ruto a pris le pouvoir. Mais je suis tellement choqué parce que la vie est devenue tellement insupportable. Le budget 2023/2024 n'a pas été mis en œuvre et nous attendons ici qu'un autre soit lu. Avec cet État, si les défunts présidents, dont Daniel Moi, Jomo Kenyatta et Mwai Kibaki ressuscitent, je pense qu'ils mourront à nouveau », a-t-il déclaré à K24.

Odienyo a fait valoir que les défis persistants des années précédentes restent non résolus, aggravés par l'introduction de nouveaux impôts, qui menacent de mettre davantage à rude épreuve les finances des individus et de réduire leur pouvoir d'achat.

Le budget total pour 2024/2025 s’élève à 3 920 milliards de KSh.

Le Trésor demande aux députés d'adopter le projet de loi de finances 2024

Le Trésor national du Kenya a demandé aux députés d'adopter le projet de loi de finances 2024 sans aucun amendement afin de permettre à la Kenya Revenue Authority (KRA) de collecter davantage de recettes.

Le ministère des Finances a défendu les taxes et prélèvements proposés, qui devraient alourdir davantage les contribuables, arguant qu’il lui fallait davantage de fonds pour rembourser la dette publique de 11 200 milliards de shillings shillings.

Le secrétaire principal au Trésor (PS), Chris Kiptoo, a révélé que le ratio de la dette du Kenya au produit intérieur brut (PIB) s'élevait à 73 %, au-dessus du plafond de 55 % fixé dans la loi sur les finances publiques.

Relecture par Mercy Nyambura Guthua, journaliste et rédactrice en chef chez Togolais.info