GIFFORD Sibanda, le porte-parole d’Ibhetshu LikaZulu, a démissionné du groupe de pression autrefois dynamique suite aux révélations selon lesquelles le secrétaire général Mbuso Fuzwayo travaille désormais main dans la main avec le Zanu PF pour garantir que les ambitions de prolongation du mandat du président Emmerson Mnangagwa se réalisent.
Le groupe, qui dans le passé a été déclaré ennemi public et dont certains de ses membres ont été arrêtés et incarcérés pour s’être opposés au gouvernement du Zanu PF, est le deuxième requérant dans une requête devant la Cour constitutionnelle voilée comme une tentative d’arrêter le plan 2030 de Mnangagwa.
Les avocats de Sengezo Tshabangu, Nqobile Sithole et Method Ndlovu représentent Fuzwayo et Ibhetshu LikaZulu.
Selon certaines informations, la démission de Sibanda émane du fait que Fuzwayo a été chargé de contester les tentatives illégales visant à faire tenir Mnangagwa et à le perdre.
Cela ouvrira ainsi la voie à la résolution du Zanu PF visant à prolonger son deuxième mandat de manière concrète, sans aucun obstacle juridique ni contestation possible.
Ceci n’est toutefois pas confirmé, car le numéro de Fuzwayo n’était pas transmis lorsque NewZimbabwe.com a cherché à obtenir ses commentaires sur les allégations. Son numéro WhatsApp ne recevait pas non plus de messages.
« C’est avec le cœur lourd que je présente ma démission d’Ibhetshu LikaZulu, avec effet immédiat », lit-on dans la lettre de Sibanda à Fuzwayo.
« Cette décision intervient après une profonde réflexion sur l’orientation et l’approche actuelles que l’organisation a prises dans la lutte contre le Zanu PF.
« Malheureusement, je trouve que cette voie s’écarte de mes propres croyances, principes et valeurs fondamentales qu’Ibhetshu LikaZulu défend depuis longtemps.
« Ce n’est pas une décision facile. Ibhetshu LikaZulu a été un foyer de conscience et de courage – un mouvement qui s’est tenu fermement aux côtés des opprimés et a donné la parole à ceux qui n’en avaient pas. »
Sibanda et Fuzwayo étaient compagnons d’armes depuis des années, dans les tranchées contre le défunt président Robert Mugabe et son régime sévère du Zanu-PF jusqu’à aujourd’hui.
Une résolution du Zanu PF l’année dernière a mandaté le secrétaire à la justice du parti pour lancer le processus qui prolongera le deuxième et dernier mandat de Mnangagwa, qui est censé se terminer en 2028. Le parti souhaite qu’il soit « prolongé » jusqu’en 2030.
L’implication de l’ancien ministre en exil dans le gouvernement de Mugabe, Jonathan Moyo, a fait monter les enjeux car il est un stratège et un penseur reconnu.
La résolution, qui a menacé de diviser l’institution révolutionnaire et de la plonger dans des luttes entre factions, a été renforcée lors de la récente Conférence populaire organisée à Mutare.






