Sam George promet qu’un ressortissant russe sera poursuivi en justice pour exploitation des femmes

Maria

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Le ministre de la Communication, de la Technologie numérique et de l’Innovation, Samuel Nartey George, s’est engagé à ce que les autorités engagent des poursuites judiciaires contre Vyacheslav Trahov, un ressortissant russe accusé d’avoir exploité des femmes ghanéennes au moyen d’enregistrements vidéo non consensuels. George a pris cet engagement le samedi 14 février 2026, au milieu du tollé national suscité par le scandale.

Le ministre, s’adressant à 3News à ce sujet, a déclaré que l’homme russe qui a exploité les femmes sera traduit en justice, tout en reconnaissant que les individus impliqués étaient des adultes qui ont pris leurs propres décisions. Trahov, qui opère en ligne sous le nom de Yaytseslav, a été accusé d’avoir enregistré des rencontres intimes avec plusieurs femmes ghanéennes sans leur consentement et d’avoir distribué les images sur les plateformes de médias sociaux et les chaînes d’abonnement payantes.

La controverse a éclaté le jeudi 12 février 2026, après la diffusion de vidéos montrant Trahov s’approchant de femmes autour du centre commercial d’Accra, engageant des conversations, puis les invitant à sa résidence. Il aurait utilisé des lunettes intelligentes Meta pour enregistrer secrètement ces interactions et rencontres privées ultérieures, qu’il a ensuite partagées sur TikTok, YouTube et une chaîne privée Telegram facturant environ cinq dollars par mois pour un accès complet.

Le ministère du Genre, de l’Enfance et de la Protection sociale a publié samedi un communiqué indiquant que des informations préliminaires suggèrent que Trahov pourrait ne plus relever de la juridiction du Ghana. Toutefois, le ministère a souligné que cela ne diminue en rien la gravité de la conduite ni la responsabilité de l’État de rechercher ses responsabilités. L’enregistrement et la distribution non consensuels d’images intimes constituent une infraction pénale en vertu de la loi ghanéenne sur la cybersécurité de 2020.

L’article 67 de la loi sur la cybersécurité interdit explicitement la distribution intentionnelle d’images intimes ou d’enregistrements visuels d’une autre personne identifiable sans son consentement. Les violations sont passibles de peines allant jusqu’à dix ans d’emprisonnement s’il est prouvé que la distribution visait à provoquer une grave détresse émotionnelle.

Le ministère a indiqué qu’il collabore avec la police ghanéenne, d’autres institutions de sécurité et des partenaires internationaux pour explorer toutes les options légales, y compris la coopération transfrontalière et l’entraide juridique. Des services de soutien, notamment des conseils psychosociaux et une assistance juridique, sont fournis via des canaux confidentiels afin de protéger la vie privée et le bien-être.

Le ministère de George a travaillé avec le ministère du Genre sur des mesures visant à lutter contre les abus sexuels basés sur l’image, y compris des interventions en matière de sécurité numérique et des mécanismes de retrait de contenu. Le ministre des Communications s’est prononcé en faveur du renforcement du cadre de cybersécurité du Ghana depuis son entrée en fonction en janvier 2025 sous l’administration du président John Dramani Mahama.

À la suite de plaintes massives en ligne, Telegram aurait supprimé les vidéos de Trahov avec des femmes ghanéennes, tandis que son compte TikTok aurait été interdit. Au milieu des réactions négatives, Trahov a supprimé les vidéos de ses rencontres avec des femmes ghanéennes et a rendu privés ses comptes restants.

George représente la circonscription de Ningo-Prampram et était auparavant membre adjoint de la commission spéciale des communications du Parlement. Il est diplômé de la London School of Economics, du Centre international de formation au maintien de la paix Kofi Annan et de l’Université de Londres.

Le scandale a déclenché un débat national sur le consentement numérique, les violations de la vie privée et l’exploitation étrangère au Ghana. Le ministère du Genre a exhorté le public à faire preuve de prudence dans ses interactions en ligne et hors ligne. Des lignes d’assistance téléphonique gratuites pour les plaintes concernant des abus et des violences sont disponibles au 0800-800-800, 0800-900-900 et 0800-111-222.