Les Kenyans se sont tournés vers les réseaux sociaux pour pleurer Rex Kanyike Masai.
L’homme de 29 ans est décédé jeudi 20 juin après avoir été abattu par un policier non identifié.
Qui est Rex Kanyike Masai ?
Rex faisait partie des nombreux manifestants descendus dans la rue pour rejeter le projet de loi de finances 2024.
Le jeune homme, dont les parents sont identifiés comme étant Chrispin Odawa et Gillian Munyao, aurait été abattu dans le quartier central des affaires de Nairobi au crépuscule.
En réponse à cette tragique nouvelle, plusieurs personnes ont exprimé leurs condoléances et réclamé justice sur les réseaux sociaux concernant le jeune homme qui a perdu la vie alors qu’il exerçait son droit constitutionnel.
La personnalité des médias sociaux Francis Gaitho a publié une mise à jour sur X.
« Il y a eu une victime. Son nom est Rex. Il a été abattu par la police et déclaré mort à 20h05. Faites savoir à @KarimKhanQC et à @court_criminal @amnesty que @NPSOfficial_KE @IG_NPS a autorisé l’utilisation de balles réelles sur des manifestants innocents. « , a écrit Gaitho.
Il ajouta:
« Rex Kanyike Masai a tragiquement perdu la vie aujourd’hui après avoir été blessé par les forces de police excessives observées lors des manifestations contre le rejet du projet de loi de financement 2024 à Nairobi. Il a été abattu dans la rue Kimathi. Il n’était pas armé. Repose dans la paix éternelle, Rex Kanyike Masai. »
Voici comment les Kenyans ont réagi au message de Gaitho :
@Adele_lide :
« Utiliser des balles réelles sur les manifestants est une erreur. »
@SrAlbertK :
« Que l’âme du jeune homme repose dans la paix éternelle. »
@hezken :
« Que son âme repose en paix. »
@kijanaYaa :
« Nous sommes témoins de crimes contre l’humanité. La CPI devrait camper au Kenya… »
@Dr_AustinOmondi :
« Tellement triste. Poleni sana. »
@Mwikali_Mutune :
« C’est très triste et passible de poursuites car les Kenyans ont le droit constitutionnel de manifester pacifiquement. J’exhorte la ou les familles concernées à traduire le tireur ou notre gouvernement en justice au cas où il s’agirait d’un voyou cinglé ou s’il s’agissait de policiers en civil. « .
@Sila_Kasee :
« Pourquoi tuer un jeune ? Quelqu’un qui se bat pour son droit. »
@MightyCIC :
« C’est inacceptable… ils veulent démotiver la protestation mais pas de recul, pas de capitulation… toute démotivation est une motivation. »
Comment le journaliste de NTV s’est-il opposé à la brutalité policière ?
Par ailleurs, le journaliste de NTV Ibrahim Karanja a fait preuve d’un courage remarquable jeudi 20 juin.
La personnalité médiatique a été confrontée à un policier anti-émeute qui aurait frappé un manifestant.
Le journaliste a mis en doute les actions du policier, qui défendait les droits des manifestants et demandait justice.
Ce que vous devez savoir d’autre sur les manifestations contre le projet de loi de finances
Relecture par Mercy Nyambura Guthua, journaliste et rédactrice en chef chez Togolais.info






