Revenir au village de Protea, c’est comme rouvrir une vieille blessure, déclare un revendicateur foncier

Maria

Revenir au village de Protea, c'est comme rouvrir une vieille blessure, déclare un revendicateur foncier

L’un des 86 demandeurs qui s’apprêtent à retourner dans leur maison ancestrale du village de Protea, près de Bishopscourt, affirme qu’il est trop peu, trop tard.

Vue d’artiste du village de Protea à Bishopscourt, au Cap. Photo : Facebook/Village Protea

LE CAP – L’un des 86 demandeurs qui s’apprêtent à retourner dans leur maison ancestrale à Protea Village, près de Bishopscourt, affirme qu’il est trop peu, trop tard.

Les 86 familles avaient été expulsées de force de la zone située entre Bishopscourt et Fernwood au Cap pendant l’apartheid.

Après un long processus de restitution des terres, les familles sont enfin sur le chemin du retour vers le village dont elles se souviennent si tendrement.

: Les revendicateurs fonciers font face à des contestations judiciaires pour retourner à Bishopscourt

Patrick Smith, 76 ans, a grandi dans le village de Protea jusqu’à deux semaines avant son 21e anniversaire.

C’est à ce moment-là que sa famille a été expulsée de force. Ils se sont retrouvés à Lotus River.

« Quand c’est arrivé, c’était très, très traumatisant, très triste. Ce n’était pas un bon moment dans nos vies à l’époque. »

Smith a déclaré qu’il se félicitait de la restitution des terres, mais qu’il ne retournerait pas au village de Protea une fois sa nouvelle maison construite.

« En y retournant maintenant, je dis que je suis là-dedans maintenant pour l’argent. Je n’y retournerais pas. J’y ai déposé une revendication territoriale, mais je n’y retournerais plus. »

Smith a ajouté que chaque fois qu’il retourne au village de Protea, c’est comme ouvrir une vieille blessure.