

Par Habte H.
Ces dernières années, une tendance choquante et déchirante est apparue: des milliers de jeunes Éthiopiens risquent leur vie en faisant le périlleux voyage vers des pays comme le Yémen. Ce ne sont pas des voies de migration ordinaires motivées par l’opportunité – elles sont «Routes de la mort» à travers les déserts, les warzones et les mers. Il faut demander: Pourquoi quelqu’un choisirait-il sciemment un tel chemin?
La réponse ne réside pas dans leur destination mais dans ce qu’ils fuient.
Un gouvernement ivre sur sa propre propagande
Le chef du Parti de Prosperity (PP), Abiy Ahmed, se vante fièrement au Parlement que les Éthiopiens vivent mieux que jamais. Il présente des chiffres scintillants, des statistiques souriantes et des projets flashy – insistant sur le fait que le développement s’accélère et que la prospérité approche. Mais ces affirmations sont des illusions, gonflées par des données qui ont été fabriquées, manipulées ou déformées.
Abiy semble vivre dans une chambre d’écho auto-construite – entourée de chanteurs de louange et de faux militants qui renforcent ses fantasmes plutôt que de les défier. Ces acteurs nourrissent son ego tandis que les Éthiopiens sont confrontés à l’augmentation de la pauvreté, de l’inflation, de l’insécurité alimentaire et du désespoir. Le Premier ministre s’est peut-être convaincu du succès, mais les gens le savent autrement.
L’effondrement de l’espoir: pourquoi les jeunes fuient?
La racine de cet exode est le désespoir. Les jeunes éthiopiens d’aujourd’hui ne recherchent pas simplement des emplois à l’étranger – ils sont s’enfuir à partir d’un système qui les a trahis. En vertu du règne de PP et d’Abiy, l’Éthiopie est devenue un lieu où l’éducation, le travail acharné et l’intégrité ne mènent plus à une vie meilleure. Au lieu de cela, la survie dépend de la loyauté, du silence et des connexions.
Des centres urbains aux villages ruraux, Hope est en train de mourir. Les diplômés universitaires parcourent les rues sans emploi. Les employés du gouvernement sont sous-payés, sous-alimentés et de plus en plus humiliés – certains mendiant ou vivent des restes de nourriture. Les enseignants, les médecins et les fonctionnaires – l’épine dorsale de toute société fonctionnelle – sont démoralisés et brisés.
Même les étudiants, autrefois pleins d’ambition, demandent maintenant: «Quel est le point?» Ils ne voient aucun avenir dans un pays qui n’apprécie pas leurs compétences ou ne sauvegarde leur dignité. Les familles vendent le peu qu’ils ont pour financer le voyage vers le Moyen-Orient, même sachant que beaucoup ne reviennent jamais.
Et pourtant, pour beaucoup, risquer la mort est moins terrifiant que faire face à la vie en Éthiopie.
La tragédie du Yémen: un symbole de l’échec national
Le Yémen n’est pas une terre d’opportunité. C’est un pays déchiré par la guerre avec une économie dévastée, une insécurité rampante et des crises humanitaires profondes. Que les jeunes Éthiopiens choisissent le Yémen car leur évasion en dit long. Cela montre comment les choses désespérées sont devenues en Éthiopie. Le simple possibilité Des travaux subalternes dans un état raté sont devenus plus attrayants que de rester à la maison.
Il révèle également la faillite morale du leadership actuel. Comment un gouvernement qui prétend diriger une «nation prospère» peut-il se tenir debout pendant que sa jeunesse se jette dans les zones de mort? Pourquoi cela n’est-il pas traité comme une urgence nationale?
Au lieu de traiter les causes profondes – chômage, corruption, inflation, répression – l’administration d’Abiy détourne l’attention avec les méga-événements, les projets de construction et les grands discours. Aucun de ces éléments ne touche la vie des citoyens ordinaires. Aucun d’eux ne rétablit la dignité ou l’espoir.
L’Éthiopie mérite mieux
L’Éthiopie est une nation fière et ancienne avec une histoire de résilience. Mais sous la direction d’Abiy Ahmed, elle perd son âme. L’espoir, la vérité et l’unité nationale ont été échangés contre de la propagande, de l’ego et de la peur. Le pays est à son point de rupture – pas seulement sur le plan économique, mais moralement et spirituel.
Il est temps pour Abiy et le PP de reconnaître leur échec. Ils doivent se retirer et permettre de l’espace pour un leadership qui place les gens avant l’image, le service avant soi et la vérité avant la tromperie. L’Éthiopie ne peut pas se permettre une autre année de mauvaisrule, sans parler d’une autre décennie.
La migration massive des jeunes éthiopiens vers des destinations mortelles n’est pas seulement une crise de migration – c’est une alarme nationale. Une alarme qui nous dit que les gens ne croient plus en leurs dirigeants, à leurs systèmes ou à leur avenir.
Et lorsque les gens ne croient plus, le changement devient non seulement nécessaire – mais inévitable.
Note de l’éditeur: les vues dans l’article ne reflètent pas nécessairement les vues de Togolais.info
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