Kai Eli, journaliste à Togolais.info, apporte plus de trois ans d’expérience dans la couverture de la politique et de l’actualité au Kenya.
Deux groupes d’opérateurs de boda boda se sont retrouvés au centre des manifestations antigouvernementales dans le centre-ville de Nairobi, mardi 23 juillet.
Qui étaient les deux groupes de motards dans le quartier central des affaires de Nairobi ?
Le groupe de résidents a affirmé que leurs collègues avaient été mobilisés de l’extérieur de la ville, probablement par des sympathisants du gouvernement, pour contrer les révoltés civils.
Les rapports indiquent que les motards avaient été rassemblés plus tôt par leurs maîtres dans une station-service à l’extérieur de la ville, où ils ont fait le plein pendant qu’ils élaboraient leur stratégie d’occupation du CBD.
Les « visiteurs » ont été vus se promener dans la ville avec des pancartes portant des messages pro-gouvernementaux.
« Nous ne connaissons pas les autres motards qui circulent en ville. Nous les soupçonnons d’avoir été envoyés par le gouvernement pour combattre la génération Z. Ils ont caché leurs plaques d’immatriculation, ce qui suscite des soupçons. Ils ont volé nos téléphones portables à certains d’entre nous », a déclaré un motard.
Vidéo; avec l’aimable autorisation
Les motards, en plus d’avoir prétendument volé des citoyens sans méfiance, ont été accusés d’avoir caché les plaques d’immatriculation de leurs motos, éveillant ainsi les soupçons.
Des vidéos partagées en ligne ont montré le groupe de résidents s’abattre sur eux, faisant quelques blessés.
Un homme a perdu sa moto après qu’elle ait été incendiée par des habitants en colère.
Le commandant régional de Nairobi, Adamson Bungei, s’est joint aux manifestants et a réfuté les allégations selon lesquelles la police protégeait les motards perçus comme pro-gouvernementaux.
Avertissement de l’inspecteur général de la police à la génération Z occupant JKIA
Plus tôt, l’inspecteur général de police par intérim, Douglas Kanja, avait mis en garde les manifestants avant une nouvelle vague de révolte antigouvernementale mardi.
Tout en rappelant le droit des civils à manifester, Kanja leur a rappelé les dispositions de la loi sur l’intrusion dans les zones protégées.
Cet avertissement intervient alors que l’on craint que les manifestants de la génération Z ne mettent leur menace à exécution et ne prennent d’assaut l’aéroport international Jomo Kenyatta (JKIA).
Le chef de la police a en outre observé que la loi sur les zones protégées, chapitre 204, des lois du Kenya, empêche l’entrée de personnes non autorisées dans les zones qui ont été déclarées protégées.
Il a expliqué que l’arrêté sur les zones protégées, tel que prévu dans l’avis juridique n° 9 de 2011, deuxième annexe, comprend l’usine de GPL, l’usine de bitume et les dépôts de pétrole du dépôt d’aviation d’Embakasi.
Kanja a ajouté que les intrus sur tout terrain faisant partie d’un aérodrome gouvernemental seraient passibles de sanctions.
Relecture par Asher Omondi, journaliste d’actualité et rédacteur en chef chez Togolais.info.






