Didacus Malowa, journaliste à Togolais.info, apporte plus de trois ans d’expérience dans la couverture de la politique et de l’actualité au Kenya.
Des policiers de Nairobi ont arrêté un homme se faisant passer pour un officier supérieur des Forces de défense du Kenya (KDF).
L’arrestation a eu lieu après qu’il ait été découvert en train d’envoyer de fausses lettres d’admission à des Kenyans sans méfiance cherchant à être recrutés dans l’armée.
Joshua Mutui Muimi, un homme d’âge moyen, a été arrêté dans son appartement de Kilimani, où il vivait apparemment sous le couvert d’un brigadier de l’armée de l’air kenyane.
Comment la KDF a-t-elle trouvé un faux brigadier de la KDF ?
Selon le registre des événements du commissariat de police de Parklands, un membre du public a alerté les autorités après avoir remarqué une activité suspecte impliquant des lettres de recrutement pour l’école de formation des recrues (RTS) à Eldoret.
Des détectives de la Direction des enquêtes criminelles (DCI) ont suivi Muimi jusqu’à son logement locatif des Appartements Chery, où il a été arrêté à 19h40 le lundi 17 novembre.
Au moment de son arrestation, Muimi portait un uniforme militaire complet, avec des insignes de brigadier et des écussons Gorget, signalant un grade bien supérieur à son statut réel.
« Un membre du public a rapporté qu’il y avait un homme d’âge moyen prétendant être un brigadier de la KDF qui envoyait des lettres d’appel à des Kenyans sans méfiance dans les Westlands pour qu’ils se présentent à l’École de formation des recrues (RTS) à Eldoret », lit-on dans le rapport de police.
Qu’a trouvé la police dans la maison d’un faux officier des KDF ?
Une perquisition ultérieure à son domicile a révélé une mine d’objets incriminants que la police utilisera dans l’affaire contre lui.
Les enquêteurs ont découvert six fausses lettres d’admission prétendant provenir du ministère de la Défense, sept lettres d’appel portant toutes des numéros de série identiques et sept formulaires d’empreintes digitales.
De plus, les agents ont trouvé un manuel de Yilmaz Defence Industry, une carte d’identité personnelle, un tampon encreur bleu, un certificat KCSE soupçonné d’appartenir à l’une de ses victimes et les clés d’une Toyota Axio blanche (immatriculation KDJ 473A).
Maingi reste en détention à Parklands en attendant des enquêtes plus approfondies et une mise en accusation, l’affaire étant désormais officiellement traitée par DCI Parklands.
« Les objets récupérés ont été conservés comme pièces à conviction après un inventaire. Il est en garde à vue en attendant son traitement et sa mise en accusation. Affaire PBC avec DCI Parklands », a indiqué la police.
Chinkororo Chinkororo :
« Na hajaibia mtu hata inakaa yeye ndio amezuia mseveni kuchukua océan Indien. »
Alvin Kanindo Galamoro :
« Kilimani a tout : des influenceurs, des entrepreneurs et maintenant un brigadier bricoleur. Nairobi ne déçoit jamais. »
Honorable Edwin Nyamweya :
« Il ressemble plus à un brigadier qu’au brigadier lui-même. »
Bellah Chepkwemoi :
« Bienvenue au Kenya où se trouve un brigadier des KDF qui n’a jamais été sur une place de parade. »
Le Grand Akal :
« La grande question ce soir est de savoir où a-t-il obtenu la tenue originale de KDF. Il y a de gros poissons quelque part. »
La police de Nakuru arrête un faux officier de la KDF
Lors d’un incident connexe, Gabriel Maina a été arrêté par la police de Nakuru après avoir prétendu être un major des KDF.
Il s’est présenté au poste de police de Naivasha pour exiger un résumé, affirmant que sa carte d’identité avait été perdue.
Les officiers sont devenus méfiants, son uniforme ne correspondait pas au grade d’un vrai major et ont confirmé qu’il était un imposteur après avoir contacté la caserne de Kahawa.
Lors de l’arrestation, de nombreux policiers ont éclaté de rire lorsque Maina s’est défendu, affirmant qu’il portait l’uniforme pour paraître et qu’il acceptait tout ce qui arrivait, estimant que « quand c’est votre moment, vous ne pouvez rien faire ».
Relecture par Jackson Otukho, rédacteur en chef chez Togolais.info.





