Morara Kebaso libérée sous caution de 50 000 KSh après avoir échoué à plaider pour une accusation de cyberharcèlement

Maria

Morara Kebaso libérée sous caution de 50 000 KSh après avoir échoué à plaider pour une accusation de cyberharcèlement

Nancy Odindo, journaliste à Togolais.info, apporte plus de trois ans d’expérience dans la couverture de la politique, de l’actualité et des reportages dans les médias numériques et imprimés au Kenya.

Nairobi – Le militant politique Morara Kebaso a été libéré après des heures de détention suite à son arrestation.

Les agents de la DCI l’ont arrêté dans son bureau de Kahawa Sukari le lundi 30 septembre.

Pourquoi Morara Kebaso a-t-elle été arrêtée ?

Morara a été traduit en justice devant le tribunal de Milimani, où il a été accusé de cyberharcèlement en vertu de l’article 27 de la loi sur l’utilisation abusive de l’informatique et la cybercriminalité.

Il était accusé d’avoir publié de fausses informations sur l’homme d’affaires David Langat, affirmant que le président William Ruto avait trompé celui-ci en lui prêtant une somme d’argent importante avec une promesse de remboursement.

« David Morara Kebaso alias Morara Kebaso Snr le 28 septembre 2024 dans un lieu inconnu de la République du Kenya, conjointement avec d’autres personnes non traduites en justice, tout en utilisant le compte X Corp doublé ; @MoraraKebasoSnr, sciemment et sans excuse légitime, a publié de fausses informations, à savoir un contenu dont vous saviez que les informations étaient fausses et calculé pour ternir et discréditer la réputation d’un certain David Langat », lit-on dans l’acte d’accusation.

Pourquoi Morara Kebaso n’a-t-elle pas plaidé coupable de cyberharcèlement ?

Cependant, l’avocat devenu militant de 28 ans n’a pas plaidé coupable, ses avocats estimant que l’accusation était erronée.

Le tribunal l’a ensuite libéré sous caution de 50 000 KSh, la décision étant fixée au 4 octobre.

Les Kenyans manifestent pour réclamer la libération de Morara Kebaso

Pendant ce temps, avant sa mise en accusation, un groupe de Kenyans s’est rassemblé devant le tribunal pour protester contre la libération de Morara.

Ils ont scandé des chants de liberté et de nombreuses autres personnes ont exprimé leur soutien à l’avocat en ligne.

Plusieurs dirigeants éminents, dont Martha Karua, Eugene Wamalwa, Willis Otieno et Jeremiah Kioni, étaient également présents au tribunal pour assister à sa mise en accusation.

Relecture par Asher Omondi, journaliste d’actualité et rédacteur en chef chez Togolais.info.