Mnangagwa prépare des amendements constitutionnels massifs qui annuleraient totalement les élections présidentielles et le maintiendraient au pouvoir jusqu’en 2030

Maria

Mnangagwa prépare des amendements constitutionnels massifs qui annuleraient totalement les élections présidentielles et le maintiendraient au pouvoir jusqu'en 2030

Le PRÉSIDENT Emmerson Mnangagwa prépare des amendements constitutionnels massifs qui annuleraient totalement les élections présidentielles tout en prolongeant le Parlement et son mandat de cinq à sept ans, ont révélé des fuites de documents du Cabinet.

Les amendements proposés, qui devraient être présentés aujourd’hui à Mnangagwa et à son cabinet pour de plus amples délibérations dans un mémorandum du ministre de la Justice Ziyambi Ziyambi, garantissent qu’il réalise son rêve de gouverner jusqu’en 2030.

Parmi les propositions, il y en a une qui vise à confier la gestion des listes électorales du Zimbabwe, de la Commission électorale du Zimbabwe (ZEC) au Registrar General (RG), un bureau qui s’occupait autrefois des listes mais qui a été critiqué pour avoir aidé le défunt président Robert Mugabe à truquer les élections.

Une commission de délimitation est également proposée, conférant davantage d’autorité à la ZEC, qui a la seule responsabilité de fixer les limites avant les élections.

« Ce mémorandum propose une série de réformes juridiques pour renforcer la gouvernance constitutionnelle, clarifier les rôles institutionnels, promouvoir la stabilité politique et améliorer l’efficacité de l’architecture de l’État.

« La clause 2 abroge l’article 92 de la Constitution et le remplace par un processus parlementaire pour l’élection du président », lit-on dans le mémorandum de Ziyambi.

L’article 92 de la constitution zimbabwéenne traite de l’élection du président. Lu avec l’article 158, il fixe des mandats de cinq ans et limite le président à deux mandats.

Le document de Ziyambi ajoute : « Il précise qu’un candidat doit obtenir la majorité des voix, et si personne n’obtient la majorité absolue, un second tour aura lieu. Le processus est supervisé par le juge en chef ou un juge désigné pour garantir qu’il se déroule correctement. « 

« Ces mesures renforcent la responsabilité constitutionnelle en favorisant l’équité, l’ouverture et le contrôle judiciaire des élections. La procédure électorale doit être conforme au Règlement permanent et à l’ordre du Parlement.

« Les articles 3, 7 et 8 modifient les articles 95, 143 et 158 ​​de la Constitution pour remplacer le mandat actuel de cinq ans du Président et du Parlement par un mandat de sept ans.

« L’objectif de cette réforme est de réduire les perturbations liées aux élections, d’améliorer la continuité politique, de laisser suffisamment de temps pour la mise en œuvre de projets nationaux à long terme et de promouvoir la stabilité politique et économique. »

Mnangagwa et ses alliés explorent toutes les voies pour s’assurer qu’il prolonge son régime jusqu’en 2030, même contre la volonté d’autres membres du Zanu PF.

Sa proposition de prolonger son séjour a intensifié les luttes entre factions au sein du parti au pouvoir, tandis que des universitaires, des politiciens et des militants se sont prononcés contre ce stratagème anticonstitutionnel.