JOHANNESBOURG – Nandipha Magudumana, médecin en disgrâce et fraudeur accusé, devra attendre pour connaître son sort après sa dernière chance de liberté.
La requête de Magudumana devant la Cour suprême d’appel a été entendue cette semaine, où ses avocats ont soutenu que son arrestation en Tanzanie était illégale.
Elle a été arrêtée en avril de l’année dernière après avoir prétendument aidé son amant et complice, le tueur condamné Thabo Bester, à s’échapper du centre correctionnel de Mangaung l’année précédente, où il purgeait une peine à perpétuité.
Le duo et sept autres personnes, dont le père de Magudumana, sont jugés par la Haute Cour de Bloemfontein pour évasion.
Agissant au nom de Magudumana, l’avocat Anton Katz a fait valoir que les autorités sud-africaines voulaient tellement qu’elle soit jugée qu’elles étaient de connivence avec les autorités tanzaniennes pour procéder à une arrestation illégale.
Il a déclaré que Magudumana ne s’était pas vu lire ses droits en vertu de l’accord d’extradition de la Communauté de développement de l’Afrique australe avant son extradition.
Mais les avocats de l’État insistent sur le fait que Magudumana a donné son consentement à être rapatriée en Afrique du Sud, ce que la Haute Cour a également constaté dans sa demande initiale.
Ils insistent sur le fait qu’elle doit prouver qu’en la ramenant en Afrique du Sud, sa liberté a été privée.
Alors que Katz a remis en question la présence de la police sud-africaine lorsque Magudumana et Bester ont été capturés en Tanzanie, affirmant qu’ils avaient agi illégalement car ils se trouvaient sur un territoire étranger, les avocats de l’État affirment que les policiers n’étaient pas là pour arrêter Magudumana mais Bester qui s’était enfui.






