Une lettre de plainte écrite par 35 prisonniers d’opinion d’Amhara a été publiée hier. Cette lettre, adressée au ministère fédéral de la Justice, recense des noms parmi lesquels figurent Christian Tadèle (MP), Kassa Teshager, membre du conseil de l’administration municipale d’Addis-Abeba, Yohannes Buayalew (MP) et d’autres… Voici la traduction de la lettre…
Nous, 34 Amharas, dont la liste de noms est jointe ici, avons été soumis à de graves violations des droits de l’homme pour la simple raison d’exécuter nos responsabilités morales et naturelles. Nous avons été confrontés à de graves violations des droits de l’homme en raison de notre opposition aux massacres identitaires incessants, au nettoyage ethnique, aux déportations massives, ainsi qu’aux attaques raciales, structurelles et systémiques qui ont été menées en utilisant toutes les capacités possibles du gouvernement.
1 : Comme notre appartenance à l’Amhara est considérée comme un crime, nous avons été enlevés en masse dans différentes régions du pays par les forces de sécurité gouvernementales.
2 : Lorsque nous avons été arrêtés par les forces de sécurité, nous avons été sévèrement battus, insultés et menacés, nous insultant du fait que nous étions Amhara.
3 : Depuis le moment où nous avons été pris en otage par le Bureau fédéral d’enquête criminelle, nous avons été soumis quotidiennement à la torture et aux menaces, notamment des insultes ethniques, des menaces de mort et l’emprisonnement dans une pièce sombre. Pire encore, les activités des forces armées de sécurité visant à nous priver de notre droit à la vie nous ont rendus plus vulnérables.
4 : Nos droits humains de comparaître devant un tribunal, de consulter un avocat, de trouver des chefs religieux et de recevoir la visite de notre famille et de nos amis sont complètement restreints.
C’est pourquoi nous demandons au ministère de la Justice d’assumer sa responsabilité légale en corrigeant rapidement les graves violations des droits de l’homme auxquelles nous sommes confrontés, comme mentionné ci-dessus.
Nous demandons par la présente aux autorités nationales, continentales et internationales de faire pression sur le gouvernement éthiopien pour qu’il respecte les principes internationaux des droits de l’homme et mette fin aux attaques identitaires et aux massacres contre le peuple Amhara.






