Le gouvernement éthiopien considère les élections au Somaliland comme le reflet de la maturité du système démocratique et de la gouvernance.


Toronto – Le ministère éthiopien des Affaires étrangères a publié vendredi une déclaration félicitant le Somaliland pour ce qu’il a qualifié d’« élections libres et équitables ».
La brève déclaration se lit comme suit :
« Le ministère éthiopien des Affaires étrangères félicite le peuple du Somaliland pour la conduite d’élections pacifiques et démocratiques. Le ministère félicite également la Commission électorale nationale du Somaliland pour avoir organisé des élections libres et équitables. Ce processus reflète la maturité de la gouvernance et du système démocratique du Somaliland.
Le ministère des Affaires étrangères du Somaliland a exprimé sa gratitude pour la déclaration de l’Éthiopie. « Sincères remerciements à @mfaethiopia, au gouvernement et au peuple éthiopien pour leurs bons vœux. #SomalilandElections2024 »
Avec une population totale estimée à 6,2 millions d’habitants et seulement 1,2 million d’électeurs inscrits, le Somaliland a organisé les élections mercredi.
Le résultat des élections devrait être annoncé le 21 novembre, selon un reportage de VOA.
Comme le montre la déclaration citée ci-dessus, le ministère éthiopien des Affaires étrangères a salué la Commission électorale nationale du Somaliland pour ce qu’il a qualifié d’élections pacifiques et démocratiques.
En mai 2021, le Somaliland a organisé des élections parlementaires et de district.
Lors de l’élection de cette semaine, le président sortant Muse Bihi Abdi (du parti Kulmiye), Abdirahman Mohamed Abdullahi (de Waddani) et Faisal Ali Warabe (de l’UCID) étaient en lice.
Le Somaliland a déjà organisé trois élections depuis qu’il a déclaré son indépendance de la Somalie en 1991. Pourtant, il n’est pas encore reconnu comme un État indépendant.
En janvier de cette année, l’Éthiopie et la Somalie ont signé un protocole d’accord (MoU). Alors que le premier devait reconnaître la Somalie comme un État indépendant, le second devait accorder à l’Éthiopie 20 kilomètres d’accès côtier sur la base d’une location pendant cinquante ans.
L’accord a déclenché des tensions dans la région, entraînant des changements dans les alliances politiques et militaires. La Somalie considère cet accord comme une « violation de sa souveraineté ». La Turquie a entamé un dialogue pour résoudre le problème entre l’Éthiopie et la Somalie, mais cela n’a pas fonctionné.
La Somalie a intensifié sa campagne pour obtenir un soutien militaire et politique contre le MoU. Le processus a finalement abouti à un accord tripartite formel entre l’Égypte, l’Érythrée et la Somalie.
En août de cette année, l’ambassadeur Teshome Shunde a été nommé ambassadeur d’Éthiopie au Somaliland. Cette décision intervient après que l’Égypte a signé un pacte militaire avec la Somalie et expédié des armes à ce pays.
La reconnaissance formelle par l’Éthiopie des élections au Somaliland est un autre signe que l’Éthiopie est encline à reconnaître le Somaliland comme un État indépendant.
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