Le procureur de l’État, Greg Wolmarans, a continué mardi à utiliser des preuves téléphoniques pour affirmer que le chef présumé d’un gang de la pègre, Nafiz Modack, était à l’origine de la tentative de meurtre de l’avocat de la défense pénale, William Booth, en avril 2020.
Modack et 14 autres personnes font actuellement face à 122 accusations liées à l’exploitation d’une entreprise criminelle, y compris la tentative d’assassinat de Booth à son domicile de Higgoveale il y a cinq ans.
Modack a admis devant le tribunal qu’il avait été embauché par l’homme d’affaires Shaneel Maharaj pour effectuer un recouvrement de créances auprès d’un ancien témoin de l’État, qui ne peut être identifié que comme « Monsieur C », en mars 2020. Cependant, Modack a nié avoir demandé au co-accusé Zane Kilian de « cingler » où se trouvait Monsieur C.
Modack insiste sur le fait qu’il a confié le recouvrement des créances au coaccusé Jacques Cronje, après que Maharaj ait indiqué qu’il ne pouvait plus se permettre les services de Modack.
Le tribunal a appris qu’après que Cronje aurait kidnappé et menacé « Monsieur C », le témoin avait fait appel aux services juridiques de Booth pour obtenir une ordonnance de protection.
Wolmarans a demandé à Modack pourquoi il avait continué à communiquer avec Maharaj après avoir affirmé qu’il avait remis la collection à Cronje.
« Ces communications que nous traversons montrent que vous étiez à l’avant-garde de la ‘saga Mister C’ qui concerne également William Booth. Vous étiez en plein milieu », a affirmé Wolmarans.
Modack a répliqué, disant au tribunal qu’il avait reçu les messages simplement pour faire preuve de courtoisie envers un associé qui l’avait présenté à Maharaj.
Le procès continue.






