Faith Chandianya, journaliste à Togolais.info, apporte plus de trois ans d’expérience dans la couverture de la politique et de l’actualité au Kenya.
Les procureurs de l’État cherchent à maintenir en détention le sénateur de Busia Okiya Omtatah et 22 autres personnes, qui ont été arrêtées lors des manifestations contre les enlèvements le lundi 30 décembre, pendant 14 jours supplémentaires.
Pourquoi les procureurs veulent-ils le maintien en détention d’Omtatah ?
Dans leur application, vue par Togolais.infoles procureurs ont demandé un délai supplémentaire pour enquêter de manière approfondie sur les allégations d’incitation et de désobéissance à la loi, contrairement à l’article 96 du Code pénal.
« Il convient en outre de noter que la demande est fondée sur la disposition de la loi susmentionnée et appuyée par l’affidavit sous serment du NO.85576 CPL Anthony Kerini, un officier de police attaché à la DCI Nairobi Central », peut-on lire en partie dans le communiqué.
L’enquête impliquera également de confier les téléphones des suspects à l’Autorité des communications du Kenya pour extraire les messages WhatsApp, Facebook et X, ainsi que des photographies qui auraient été utilisées pour inciter le public.
« Les téléphones portables des suspects doivent être apportés à l’Autorité des communications du Kenya pour extraire WhatsApp, Facebook, les messages X et les photographies qui incitent les membres du public à s’opposer à l’État. »
Ils recherchent également des images de vidéosurveillance des supermarchés Java et Naivas à proximité pour les aider dans leur enquête contre les accusés.
Y a-t-il eu du chaos lors des manifestations contre les enlèvements ?
Le chaos a éclaté dans le quartier central des affaires de Nairobi alors que la police tentait de disperser les manifestants appelant à l’action face à une augmentation des enlèvements présumés par la police.
Les manifestations, organisées par des groupes de jeunes et des défenseurs des droits humains, faisaient partie d’un appel plus large à des manifestations à l’échelle nationale.
Les manifestations ont eu lieu au milieu d’un tollé croissant de la part des groupes de la société civile face à une série de disparitions attribuées aux forces de l’ordre.
Dans des vidéos circulant en ligne, des panaches de fumée remplissaient l’air alors que des grenades lacrymogènes étaient lancées sur la foule, et le bruit des coups de feu résonnait dans toute la ville.
Les manifestants, dont beaucoup brandissaient des pancartes, avaient déjà organisé un sit-in, scandant des slogans et demandant où se trouvaient les personnes disparues.
Relecture par Asher Omondi, journaliste d’actualité et rédacteur en chef chez Togolais.info.






