L’Association des mineurs responsables à petite échelle (RSSMA) a exprimé sa ferme opposition aux récents appels de diverses organisations cherchant à interdire les activités minières à petite échelle.
Lors d’une manifestation organisée récemment, l’association a fait valoir que le gouvernement devrait plutôt encourager des pratiques minières responsables.
Ils ont souligné que leurs membres opèrent avec des permis valides et respectent les réglementations visant à protéger l’environnement.
« Nous ne nous sommes pas livrés à une exploitation minière irresponsable qui nuit à nos plans d’eau », ont-ils déclaré.
Ils ont exprimé leur frustration face à la perception négative des mineurs, affirmant : « Nous sommes fiers de ce que nous faisons et ne cacherons pas notre profession. »
Ils ont établi des parallèles entre les luttes des mineurs artisanaux et celles d’autres groupes marginalisés, affirmant : « Tout comme d’autres défendent leurs droits, nous défendrons les nôtres. »
Selon eux, le rôle économique de l’exploitation minière à petite échelle est vital, car elle fournit des emplois à plus d’un million de personnes, et toute interdiction pourrait aggraver la crise du chômage dans le pays.
Les membres de l’association sont issus de diverses affiliations politiques, y compris des partisans du Congrès national démocratique (NDC) et du Nouveau Parti patriotique (NPP).
Dans ce contexte, ils ont critiqué les motivations politiques derrière l’interdiction, suggérant que l’envie envers le gouvernement actuel influence le discours.
« Le discours qui diabolise les mineurs doit changer », ont-ils déclaré, s’engageant à défendre des pratiques responsables et à s’opposer à tout appel à une interdiction générale de l’industrie.
La RSSMA vise à unir ses membres pour protéger leurs moyens de subsistance tout en soulignant leur engagement envers la gestion de l’environnement.
Ils ont critiqué les propositions de diverses organisations, dont le Trades Union Congress (TUC), les qualifiant d’« inacceptables » et « irresponsables ».
Ils ont exhorté le président Akufo-Addo à rejeter ces appels et à soutenir plutôt les mineurs légitimes qui opèrent dans des cadres légaux.
Ils ont également souligné que l’exploitation minière à petite échelle fournit de l’emploi à plus de six millions de personnes, affirmant que l’interdiction de ces activités aggraverait le chômage dans le pays.
« Nous sommes fiers de notre travail et nous avons les permis nécessaires pour exercer notre activité de manière responsable », ont-ils déclaré. « Pourquoi devrions-nous être diabolisés pour notre métier ? »
L’association a également souligné les dangers de l’augmentation de la criminalité liée aux interdictions d’exploitation minière, rappelant les effets néfastes de l’interdiction d’exploitation minière de 2017-2018, qui a entraîné des difficultés financières pour de nombreuses familles.
Faisant écho à ces sentiments, les dirigeants de l’Association ont souligné la distinction entre l’exploitation minière légale à petite échelle et les opérations illégales de galamsey.
Ils ont appelé à une action ciblée contre les mineurs illégaux au lieu de punir ceux qui respectent les réglementations.
« Toute pollution fluviale affecte directement notre activité, ce qui rend plus difficile la récupération de l’or », ont-ils souligné. « Nous sommes prêts à collaborer avec les autorités pour lutter contre l’exploitation minière illégale, mais une interdiction générale ne porterait préjudice qu’à ceux d’entre nous qui respectent la réglementation. »
Les associations exhortent le ministre des Terres et des Ressources naturelles à accélérer le traitement des demandes d’exploitation minière afin de garantir que les mineurs responsables puissent opérer sans entraves injustifiées. Elles s’engagent à s’autoréglementer et s’engagent à éliminer les mineurs irresponsables dans un délai de 60 jours.
Alors que les discussions autour de la dégradation de l’environnement s’intensifient, la communauté des petites exploitations minières est déterminée à affirmer son rôle dans l’économie tout en plaidant pour des pratiques responsables.
L’appel à l’unité parmi les mineurs au-delà des clivages politiques était un thème central, les dirigeants appelant à la solidarité face aux pressions extérieures.
La RSSMA et la GNASSM s’opposent fermement à l’interdiction proposée, cherchant plutôt à souligner leur engagement envers des pratiques minières durables et leurs contributions importantes aux économies locales.






