

Par: getahun tsegaye
Journaliste
Addis-Abeba, Éthiopie– Un groupe armé qui serait affilié à la milice de Fano dans la région agitée d’Amhara d’Éthiopie a officiellement soumis son programme à la Commission du dialogue national, selon le commissaire Mesfin Araya (Prof.).
Dans une interview de Fana Broadcasting Corporation, le commissaire Mesfin a confirmé que le groupe avait présenté son programme au cours de la semaine dernière. Cependant, il a refusé de divulguer l’identité du groupe, déclarant que de telles informations ne seraient partagées qu’avec le consentement du groupe.
« Ce n’est que si le groupe nous permet que nous pouvons rendre leur identité publique », a-t-il déclaré, notant que la commission est ouverte à recevoir des programmes par le biais de représentants, même des acteurs engagés dans une résistance armée.
La commission a récemment conclu un forum de collecte d’agenda à Bahir Dar, le siège de la région d’Amhara qui a commencé le 6 mars 2025 et s’est terminé le 12 avril. Le forum comprenait des partis politiques, des responsables gouvernementaux, des individus influents, des dirigeants de la société civile et des représentants de diverses institutions.
Doutes sur l’inclusivité et la praticité
Malgré les revendications d’inclusivité de la Commission, les préoccupations se développent sur la représentativité et la praticité réelles du processus de dialogue, en particulier dans le contexte de la violence en cours dans la région d’Amhara.
Les observateurs locaux et internationaux se sont demandé si des voix de tous les côtés du conflit – en particulier des groupes armés comme Fano et des populations civiles affectées – sont suffisamment incluses dans un processus qui vise à apporter un consensus national.
Beaucoup soulignent également le Manque de confiance entre le gouvernement fédéral et les acteurs régionauxsoulever des doutes quant à savoir si un véritable dialogue peut avoir lieu pendant que les opérations militaires se poursuivent dans la région. Le déplacement, les arrestations et les allégations de violations des droits de l’homme ont compliqué des efforts pour engager les communautés dans une conversation significative.
De plus, les critiques soutiennent que la sensibilisation de la Commission reste limitée, avec des personnalités politiques et des groupes d’opposition influentes, soit mis à l’écart ou sceptique quant au processus.
Contexte à la Commission du dialogue national
La Commission du dialogue national a été créée en décembre 2021 par le Parlement éthiopien avec le mandat de diriger un dialogue inclusif pour s’adresser aux divisions politiques et sociales du pays. Son objectif déclaré est de créer un consensus national qui peut servir de base à la paix à long terme et au développement démocratique.
Cependant, le succès de la Commission dépendra probablement de sa capacité à engager toutes les parties prenantes clés – en particulier celles actuellement éloignées ou en conflit avec le gouvernement – de manière crédible et transparente.
La récente participation d’un groupe lié à Fano pourrait représenter un petit pas vers un engagement plus large, mais il reste à voir si elle signale un véritable changement dans la dynamique politique du conflit d’Amhara.
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