Nancy Odindo, journaliste chez Togolais.info, apporte plus de trois ans d’expérience dans la couverture de la politique, de l’actualité et des reportages dans les médias numériques et imprimés au Kenya.
Dans une décision historique, le tribunal du travail et des relations de travail, dirigé par le juge James Rika, a déterminé que les relations amoureuses au bureau ne devraient pas être soumises à des politiques d’entreprise punitives.
L’affaire fait suite au licenciement d’un cadre supérieur, MM, par une société de sécurité pour avoir entretenu une relation avec une employée subalterne, qui comprenait des allégations de harcèlement sexuel et de soutien financier à sa partenaire.
« Les relations amoureuses sur le lieu de travail doivent être laissées à leur cours naturel. C’est une loi ou une politique insensée que de chercher à interdire les affaires de cœur. Les employeurs doivent laisser Bill et Melinda Gates au sein de leurs entreprises pour qu’ils puissent grandir et se trouver l’un dans l’autre, tout en continuant à être productifs pour l’entreprise », a statué le juge Rika.
Pourquoi MM a-t-il poursuivi l’entreprise ?
MM a intenté une action en justice après avoir reçu un avis de mise en demeure pour avoir prétendument incité au transfert d’une employée avec laquelle il entretenait une relation.
Dans sa décision, le juge Rika a souligné que toutes les relations de travail ne peuvent pas être qualifiées de harcèlement. Il a notamment déclaré que le fait de prendre en charge un partenaire amoureux ne constitue pas un harcèlement sexuel.
« Le défendeur ne semble pas avoir tracé la ligne et pleinement apprécié la différence entre une relation sexuelle et le harcèlement sexuel. Toutes les relations sexuelles sur le lieu de travail ne constituent pas du harcèlement », a-t-il déclaré.
Le juge a également noté que la société n’avait pas fourni de raison valable pour justifier la résiliation du contrat de MM.
Il a déclaré que les exigences des articles 43 et 45 de la loi sur l’emploi n’avaient pas été respectées.
Aucune loi n’interdit les relations amoureuses au bureau, selon le tribunal
Le tribunal a également déclaré que les politiques d’entreprise interdisant les relations amoureuses au bureau étaient inconstitutionnelles, soulignant le droit des employés à s’engager dans des relations consensuelles sans crainte de représailles.
Cette décision renforce l’idée que la dynamique du lieu de travail devrait permettre les liens personnels, à condition qu’ils soient consensuels et ne perturbent pas l’environnement de travail.
« La Cour est convaincue que cette politique est inconstitutionnelle. Il s’agit avant tout d’une atteinte grave aux droits à la vie privée des employés, qui sont protégés par l’article 31 de notre Constitution. Cet article stipule que toute personne a droit à la vie privée. Les relations sexuelles sont privées. Ce droit comprend le droit de ne pas demander ou révéler inutilement des informations sur ses affaires privées et de ne pas porter atteinte aux communications privées », a ajouté le juge Rika.
Le tribunal accorde 3,2 millions de KSh à MM pour licenciement abusif
MM, qui travaillait dans l’entreprise depuis 2000 et gagnait un salaire brut de 270 440 KSh au moment de son licenciement en 2020, a fait valoir que son licenciement était injuste.
Le tribunal a estimé que la société avait agi illégalement, notant notamment que MM avait été soumis à un test ADN pour établir la paternité, qui s’est avéré négatif.
Le juge Rika a ordonné à l’entreprise de payer 3 240 000 KSh à MM, soit l’équivalent de 12 mois de salaire, à titre d’indemnisation pour le licenciement abusif.
Cette décision envoie un message clair aux employeurs : les relations amoureuses sur le lieu de travail ne doivent pas être surveillées ou pénalisées, ce qui permet aux employés de s’engager dans des relations sans crainte de représailles.
Poutine exhorte les Russes à faire l’amour au bureau
Dans d’autres nouvelles, le président Vladimir Poutine a exhorté les travailleurs à faire l’amour pendant leurs pauses café et déjeuner pour faire face au déclin de la population russe.
Selon un autre responsable du gouvernement, les citoyens ne sont pas censés utiliser leur emploi du temps chargé comme excuse pour ne pas avoir d’enfants.
Cette décision intervient après que le pays a commencé à connaître un faible taux de natalité et que de nombreux jeunes ont fui le pays en raison de la guerre en cours entre la Russie et l’Ukraine.
Relecture par Otukho Jackson, journaliste multimédia et rédacteur en chef chez Togolais.info






