Le 11 août, la région Ashanti du Nouveau Parti patriotique (NPP) a été le théâtre d’une manifestation notable de désunion interne, plusieurs dirigeants régionaux ayant boycotté l’investiture de l’équipe de campagne régionale du parti.
L’événement, qui s’est tenu au parc Rattray à Kumasi, était destiné à lancer les efforts de campagne du parti pour les prochaines élections, mais a été gâché par l’absence de personnalités clés.
Plusieurs dirigeants éminents ont mené le boycott, notamment Francis Adomako (organisateur régional), Raphael Patrick Sarfo (organisateur régional de la jeunesse), Patrick Acheampong (premier vice-président) et la deuxième vice-présidente.
Leur absence a été un coup dur pour l’événement, compte tenu du rôle qui leur était assigné dans les activités de campagne du parti.
Malgré l’absence de participants, la cérémonie a été suivie par plusieurs membres éminents du parti, tels que le Dr Matthew Opoku Prempeh (candidat à la vice-présidence), Akosua Frema Opare (chef de cabinet), Osei Kyei Mensah Bonsu (président du comité du manifeste du NPP) et le Dr Osei Afriyie Akoto (ancien ministre de l’Agriculture).
Les dirigeants mécontents ont exprimé leurs inquiétudes quant au fait d’être mis à l’écart par le président régional, Bernard Antwi Boasiako, qui allègue qu’il prend des décisions sans consultation appropriée.
Malgré les tentatives de médiation des exécutifs nationaux, ces problèmes n’ont toujours pas été résolus, ce qui conduit aux frictions actuelles au sein du parti.
Lors de l’investiture, le président Wontumi a exhorté les membres de l’équipe de campagne nouvellement nommés à aborder leurs tâches avec tact pour répondre aux attentes du parti.
Cependant, l’absence de dirigeants clés et les tensions sous-jacentes ont mis en évidence les défis auxquels le parti est confronté.
Les membres du parti de diverses circonscriptions, dont Manhyia Sud, Nord, Bantama et Suame, ont exprimé leur profonde inquiétude quant aux implications de cette division interne.
Certains délégués ont souligné que lors des élections de 2008, malgré une conjoncture économique favorable, le parti n’a pas réussi à obtenir la victoire.
Avec les défis économiques actuels et la forte pression de l’opposition du NDC, la fragmentation du parti pourrait encore plus compromettre ses chances lors des prochaines élections.
À la lumière de ces préoccupations, des appels ont été lancés au Secrétaire général pour qu’il s’attaque aux divisions internes et œuvre à la réalisation d’un front uni avant les élections.
La discorde actuelle pourrait avoir un impact significatif sur la cohésion du parti et l’efficacité de sa campagne, soulevant des questions sur sa capacité à présenter une position solide et unifiée face à ses concurrents.






