L’Egypte s’engage à défendre toute menace contre la Somalie et sa sécurité

Maria

Egypt Somalia

Suite à la visite officielle de deux jours du président somalien Hassan Cheikh Mahmoud en Égypte, le président Abdel Fattah al-Sisi a publié une déclaration dans laquelle il s’engage à se tenir aux côtés de la Somalie dans la défense de son intégrité territoriale, ont indiqué des sources.

Après l’annonce par l’Éthiopie qu’elle envisagerait de reconnaître l’indépendance du Somaliland afin d’avoir accès à la mer, le président égyptien a déclaré dimanche dernier qu’il ne permettrait aucune menace contre la Somalie, a rapporté Reuters.

Les commentaires du président Abdel Fattah al-Sissi sont les plus forts selon lesquels l’Égypte, qui « entretient des relations fortes avec l’Éthiopie », peut intervenir dans les nouvelles tensions dans la Corne de l’Afrique, où règnent de nombreuses instabilités.

Sissi, qui a donné une conférence de presse avec le président somalien Hassan Cheikh Mahmoud, a déclaré : « L’Égypte ne permettra à personne de menacer la Somalie ou de mettre sa sécurité en danger ».

« Ne défiez pas l’Égypte et ne menacez pas ses frères, surtout s’ils nous demandent d’intervenir », a ajouté Sissi, selon Reuters.

L’accord entre l’Éthiopie et le Somaliland permet à l’Éthiopie de louer 20 kilomètres de côtes pendant 50 ans et de l’utiliser à des fins commerciales et militaires. En échange, l’Éthiopie aurait annoncé qu’elle reconnaîtrait le Somaliland comme pays indépendant. La Somalie, qui considère le Somaliland comme faisant partie de son pays, s’oppose à cet accord.

Al-Sisi a déclaré : « Le message que je transmets à l’Éthiopie est que personne ne peut accepter de contrôler et d’occuper la terre (d’autrui). »

Reuters a demandé aux responsables éthiopiens leurs commentaires sur le discours du dirigeant égyptien, mais ils n’ont pas immédiatement répondu.

Suite aux commentaires faits la semaine dernière par le ministre égyptien des Affaires étrangères, selon lesquels l’Éthiopie était devenue une source d’instabilité dans la région, le ministre éthiopien des Affaires étrangères a répondu en qualifiant ces commentaires d’« absurdes ».