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La direction du TPLF a lancé un appel à une réunion prévue à Mekelle samedi et dimanche. La réunion devrait inclure des cadres du parti aux niveaux local, du district et de la zone. Cette annonce a été diffusée sur les réseaux sociaux du parti.
En réponse, Getachew Reda, le président de l’administration intérimaire établie dans le cadre de l’accord de Pretoria de novembre 2022, a publié vendredi un communiqué exprimant sa confusion quant à l’objectif de cette réunion.
Vendredi, il n’y avait aucune reconnaissance officielle de la part de l’administration intérimaire concernant la légitimité de la réunion.
L’administration intérimaire a évoqué la nécessité de s’acquitter des responsabilités du gouvernement dans la région après une période de deuil national de trois jours. L’administration Getachew estime que les ressources publiques ne devraient pas être dépensées pour cette réunion.
Les autorités de diverses parties de la région travaillent à coordonner la réunion depuis mercredi, a-t-on indiqué.
Plus tôt cette semaine, Getachew Reda a limogé six responsables des relations publiques de haut rang au niveau de la zone, apparemment en raison de leur incapacité à remplir leurs « responsabilités gouvernementales ». Il s’est engagé à prendre des mesures similaires à l’avenir.
Getachew a souligné que les individus occupant divers postes gouvernementaux devraient donner la priorité aux actions qui profitent à la population, tandis que celles qui entravent les progrès devraient faire l’objet de mesures strictes d’application de la loi.
En outre, il a été révélé que les principaux participants à la réunion de Mekelle sont les chefs des affaires publiques.
La fracture politique entre l’administration intérimaire et le Front populaire de libération du Tigré (TPLF) se précise. Cependant, la nature exacte de cette division reste floue, hormis le fait que le parti, pour lequel Getachew Reda a été responsable des relations publiques, semble rejeter son rôle de président par intérim de la région. Les spéculations suggèrent que cette fracture pourrait être liée à la guerre, qui a coûté la vie à plus d’un million de personnes dans les régions d’Afar, d’Amhara et du Tigré.
Dans un effort pour apaiser les inquiétudes, le parti a assuré, avant sa réunion, que les habitants de la région ne devraient prêter attention à aucune « rumeur » concernant le rassemblement. Le parti prétend disposer de l’autorisation du comité central, du comité exécutif et de divers comités du parti.
En outre, au début du mois, Getachew Reda a informé les journalistes à Mekelle que la situation sécuritaire dans la région s’est considérablement détériorée, au point que même les responsables gouvernementaux accompagnés d’une escorte ne se sentent pas en sécurité. Il a également révélé l’existence de prisons secrètes inconnues de l’administration intérimaire.
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