Le prétendu programme du NDC visant à humilier Ken Ofori-Atta dévoilé

Maria

Kwn Ofori Atta

Le gouvernement du Congrès national démocratique (NDC), dirigé par le président John Dramani Mahama, aurait élaboré un plan calculé pour humilier publiquement l’ancien ministre des Finances, Ken Ofori-Atta, s’il retournait au Ghana.
Selon une source irréprochable au siège du gouvernement, il est prévu que M. Ofori-Atta soit immédiatement arrêté par le Bureau du procureur spécial (OSP), dirigé par Kissi Agyebeng, dès son arrivée dans le pays. Il serait ensuite remis au Bureau national des enquêtes (NIB) pour détention.
Des sources indiquent que M. Ofori-Atta serait maintenu en détention pendant environ une semaine avant d’être présenté devant un tribunal. À ce stade, une condition de libération sous caution excessive – de l’ordre de l’équivalent de 10 millions de dollars cedi, semble-t-il – serait imposée, similaire aux conditions de libération sous caution précédemment imposées au président régional de la centrale nucléaire d’Ashanti, Bernard Antwi Boasiako (président Wontumi).
Le non-respect des conditions de libération sous caution aurait pour conséquence que M. Ofori-Atta resterait en détention pendant un mois supplémentaire, après quoi les conditions de libération sous caution pourraient être révisées. La source affirme que l’intention derrière cette stratégie n’est pas la justice, mais la punition, conçue pour « lui montrer où se trouve le pouvoir ».
Le plan, qui aurait été divulgué à M. Ofori-Atta, susciterait un malaise au sein des cercles politiques du NDC et du NPP. Des sources affirment en outre que même après une éventuelle libération, M. Ofori-Atta serait de nouveau arrêté par le Bureau du crime économique et organisé (EOCO), inculpé à nouveau et soumis à une nouvelle détention, répétant ainsi le cycle.
Cette prétendue stratégie, disent les initiés, vise à apaiser les partisans extrémistes du NDC qui exigent l’arrestation et la punition immédiates de l’ancien ministre des Finances. Cependant, plusieurs partisans bien intentionnés au sein du NDC seraient mal à l’aise avec ce plan et appellent à la retenue et au respect d’une procédure régulière.
Plus troublantes encore sont les affirmations selon lesquelles le procureur spécial aurait des griefs personnels contre M. Ofori-Atta et pourrait exploiter la situation pour régler des comptes personnels sous couvert de ses fonctions officielles.
Si cela est vrai, ces développements soulèvent de sérieuses inquiétudes quant aux abus de pouvoir, aux persécutions politiques et à l’érosion de l’État de droit – des questions qui pourraient avoir de graves implications pour la crédibilité démocratique du Ghana.