Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed dit vouloir une résolution pacifique…

Maria

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borkena

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed fait la une des journaux pour avoir exprimé son intérêt pour la résolution du conflit en Éthiopie, tandis que les Forces de défense éthiopiennes – désormais regroupées dans la région d’Amhara, où les forces Fano bénéficient d’un large soutien populaire, comme les forces d’Abiy Ahmed – se déchaînent. massacres de civils, notamment avec des frappes de drones.

D’après les informations provenant de sources éthiopiennes locales, la campagne militaire à grande échelle et les frappes récurrentes de drones dans la région d’Amhara en Éthiopie pourraient éclipser les pertes en vies humaines et les destructions de biens causées par la guerre de deux ans entre le TPLF et le gouvernement fédéral. Parmi bien d’autres possibilités, les mesures militaires impitoyables visant les civils dans la région d’Amhara pourraient être un moyen d’intimider la base de soutien du FANO.

Le Premier ministre n’a pas convoqué de conférence de presse ni publié de déclaration via le bureau du Premier ministre pour expliquer son « intérêt à résoudre le conflit dans le pays ». Le message est diffusé via un tiers.

Selon l’Ethiopian Reporter, c’est lors d’une réunion avec le président de la Confédération des représentants des syndicats éthiopiens dans son bureau que celui-ci a déclaré vouloir une résolution pacifique du conflit.

Il ressort du rapport que les représentants du CETU, dont la réunion portait sur les questions de relations professionnelles dans le pays, ont demandé au Premier ministre de mettre fin au conflit dans la région d’Amhara et d’Oromia par un dialogue pacifique.

La réponse d’Abiy Ahmed est, comme le rapporte l’Ethiopian Reporter, que son gouvernement souhaite résoudre le problème par un dialogue pacifique.

Il a posé des conditions pour une résolution pacifique ; « non-ingérence des puissances étrangères ».

Son message a suscité des critiques parmi les Éthiopiens – les manifestations en sont visibles dans les conversations sur les réseaux sociaux.

Pourquoi le Premier ministre n’a-t-il pas lancé lui-même un appel à la paix au lieu de profiter d’une réunion avec les dirigeants syndicaux en Éthiopie est une question que beaucoup s’interrogent. D’autres ne semblent pas se soucier du fait que le message passe par un tiers. Ils soulignent plutôt le message selon lequel le Premier ministre n’est pas digne de confiance et que sa proposition indirecte pourrait être une sorte de manipulation.

L’ingérence étrangère faisait partie intégrante de l’accord de paix de Pretoria et c’est peut-être la raison, comme beaucoup le soulignent, pour laquelle le TPLF est devenu une force politique pertinente malgré la défaite de la guerre. Mais il n’est pas clair si le Premier ministre faisait référence aux mêmes forces étrangères lorsqu’il a déclaré qu’il accepterait une résolution pacifique s’il n’y avait pas d’implication étrangère.

Il est également remarquable que de nombreux Éthiopiens politisés semblent croire qu’Abiy Ahmed lui-même est un mercenaire travaillant pour des puissances étrangères. Certains pensent même que le projet d’attaquer l’Érythrée fait partie du programme de changement de régime des gouvernements occidentaux.