Le personnel forestier d’Ahafo interdit malgré la génération d’un montant record de 623 000 GHS pour la Commission

Maria

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Bien qu’ils aient collecté un montant record de 623 000 GHS pour la Commission des forêts en un seul mois, deux agents de la région d’Ahafo ont été interdits, une action qui serait liée aux craintes que leur travail puisse révéler des revenus précédemment déclarés.

Nos sources révèlent que lors de la nomination de M. Elikem Kotoko au poste de directeur général adjoint de la Commission forestière en charge des opérations, celui-ci a découvert d’importantes irrégularités et a exprimé son vif mécontentement face à la perte de revenus de l’État à cause du commerce illégal du bois. Cette position, nous l’avons compris, ne convenait pas à certaines « mains invisibles ». À la suite d’une opération menée par les services de renseignement dans l’enclave d’Ahafo et de Bono, le directeur général adjoint a confisqué plusieurs lots de bois illégal.

Ces commerçants opèrent sans les autorisations requises, privant ainsi l’État de revenus, un acte qui serait rendu possible par des individus qui profitent de ce commerce illicite.

Après la saisie des véhicules, nos contrôles ont indiqué que le directeur général adjoint avait demandé au bureau TIDD de la division de développement de l’industrie du bois d’Ahafo d’engager les procédures judiciaires nécessaires pour obtenir l’autorisation de mettre aux enchères le bois saisi et de déposer le produit sur le compte bancaire de la Commission forestière. L’équipe du TIDD à Ahafo a obtenu l’approbation requise du tribunal, a vendu aux enchères le bois confisqué et a déposé la somme impressionnante de 623 000 GHS sur le compte de la Commission.

Ce montant représente plus de 150 pour cent des dépôts du mois précédent par les opérations de l’équipe nationale de surveillance.

Cela a soulevé de sérieuses questions quant à savoir si l’équipe nationale de surveillance ne parvenait pas à saisir le bois illégal ou si elle sous-déclarait les revenus générés.

De manière inattendue, les individus censés bénéficier des enchères sous-déclarées ont manifesté une forte résistance, alors que les directives du directeur général adjoint menaçaient leurs opérations illicites.

Bien que les rapports montrent que les officiers interdits Felix Gatiba et Eric Boamah ont agi strictement sur les instructions du PDG adjoint, nos sources indiquent que le directeur des ressources humaines a envoyé des lettres d’interdiction aux officiers, affirmant qu’il agissait sur les directives du directeur général, le Dr Hugh Brown et du directeur exécutif de la TIDD, le Dr Richard Gyimah.

Un comité de six membres a été immédiatement constitué pour enquêter sur l’affaire.

Même si ces agents ont rempli avec succès leurs fonctions et généré des revenus importants pour la Commission et l’État, leur interdiction soulève de sérieuses questions.

Dans le cadre des sanctions, ils perdront 50 pour cent de leur salaire pendant la durée de l’enquête.

Certains membres de la Commission doutent que le comité examine minutieusement tous les aspects de l’opération, y compris la saisie du bois, les procédures d’enchères et le paiement des 623 000 GHS.

Cette évolution souligne la nécessité cruciale d’un audit médico-légal au sein de la Commission des forêts pour démêler ces mains invisibles. Cela soulève également des inquiétudes quant à la manière dont sont traités les personnels qui s’acquittent avec diligence de leurs fonctions.

Le résultat de l’enquête sera crucial pour déterminer si une procédure régulière a été respectée et pourquoi les agents qui ont généré des revenus substantiels pour l’État font plutôt l’objet de mesures disciplinaires.