LE CAP – Le leader parlementaire de l’UMkhonto weSizwe (MK), John Hlophe, a déclaré que l’empêcher de participer aux entretiens des nouveaux juges la semaine prochaine équivaudrait à ce que la Commission du service judiciaire (JSC) perpétue une illégalité.
L’ancien juge a déclaré que cela rendrait également le processus inconstitutionnel.
Le parti MK se rend vendredi matin devant la Haute Cour de Johannesburg pour obtenir une interdiction urgente afin d’empêcher le JSC de tenir sa prochaine séance.
L’Alliance démocratique (DA), quant à elle, s’opposera à cette demande, après avoir obtenu un certain succès devant la Haute Cour du Cap-Occidental la semaine dernière, qui a interdit à Hlophe de participer à la JSC jusqu’à ce que sa désignation par le Parlement soit soumise à un examen judiciaire.
Dans son mémoire au tribunal, le député MK Hlophe a déclaré que si la Haute Cour du Cap-Occidental avait jugé que l’Assemblée nationale manquait à sa désignation en tant que commissaire du JSC, il en allait de même pour les cinq autres députés qui étaient soumis au même processus de nomination.
Hlophe, l’ancien juge-président de la Haute Cour du Cap-Occidental, estime que la JSC ne sera pas correctement constituée lorsqu’elle siégera lundi, car la décision du tribunal de la semaine dernière ne devrait pas seulement le cibler mais avoir un impact sur tous les représentants désignés par l’Assemblée nationale.
Parmi les 54 entretiens que la JSC devrait mener la semaine prochaine, il s’agira notamment de pourvoir le siège laissé vacant par Hlophe lors de sa destitution par le précédent Parlement en février.
La JSC a refusé une demande du parti MK en début de semaine visant à reporter sa séance, affirmant que l’absence de Hlophe n’aurait pas d’impact sur son quorum ni sur son processus décisionnel.
Mais Hlophe insiste sur le fait qu’il sera juridiquement intenable et peu souhaitable de poursuivre cette procédure tant que la légalité de la conduite de l’Assemblée nationale n’aura pas été éclaircie.
Pendant ce temps, la présidente fédérale du DA, Helen Zille, a déposé une déclaration sous serment opposée à cette affaire, affirmant qu’il ne serait ni dans l’intérêt public ni dans l’intérêt de la justice de reporter indéfiniment les entretiens.






