Le ministre désigné de l’Agriculture du Ghana dévoile des plans ambitieux pour relancer le secteur

Maria

Eric Opoku

M. Eric Opoku, ministre désigné de l’Alimentation et de l’Agriculture du Ghana, a comparu devant la commission des nominations du Parlement le 20 janvier 2025 pour exposer sa vision de la transformation du secteur agricole en difficulté du pays.

Dans sa présentation, Opoku a abordé certains des problèmes les plus urgents qui affligent le paysage agricole du Ghana, notamment le déclin de la production de cacao, les défis auxquels est confrontée l’industrie avicole et la nécessité d’impliquer les jeunes dans l’agriculture.

L’un des défis les plus alarmants qu’il a souligné est la forte baisse de la production de cacao, qui est tombée à son plus bas niveau depuis deux décennies. Selon les données du Ghana Cocoa Board (COCOBOD), la production de cacao du pays pour cette saison a atteint seulement 530 000 tonnes métriques, bien en dessous de l’objectif de 850 000 tonnes. Opoku a reconnu que ce déficit avait conduit le Ghana à ne plus pouvoir rembourser un prêt syndiqué de 800 millions de dollars, initialement destiné à l’achat de 850 000 tonnes de cacao. Il a exprimé son engagement à résoudre la dette et à résoudre les difficultés financières du secteur.

Le secteur de la volaille, a déclaré Opoku, est également confronté à une crise. La hausse du prix des aliments pour volailles met à rude épreuve les éleveurs et le ministre désigné estime que la solution réside dans un soutien financier aux éleveurs de volailles. Grâce à une nouvelle initiative appelée « Programme de la ferme avicole à la table », Opoku a l’intention de fournir aux agriculteurs les ressources dont ils ont besoin pour étendre leurs opérations et augmenter leur production. En outre, il a souligné la nécessité de rendre les aliments pour volailles plus abordables, ce qui allégerait le fardeau financier des agriculteurs et aiderait l’industrie à se redresser.

Une autre préoccupation majeure soulevée par Opoku était le manque d’implication des jeunes dans l’agriculture, qui est devenu un obstacle important à la croissance du secteur. Pour résoudre ce problème, il a proposé une initiative gouvernementale visant à acquérir et à préparer des terres à des fins agricoles, qui seraient ensuite remises aux agriculteurs. Ce faisant, il espère non seulement stimuler la production alimentaire, mais également accroître la sécurité alimentaire. Opoku prévoit également de recruter davantage d’agents de vulgarisation agricole pour combler le manque de soutien technique aux agriculteurs à travers le pays.

L’une des idées les plus innovantes présentées par Opoku était peut-être sa proposition d’introduire l’agriculture institutionnelle dans les écoles secondaires. Il a suggéré que chaque école secondaire du Ghana crée sa propre ferme, qui servirait à la fois de source de nourriture pour le programme d’alimentation scolaire et d’outil pédagogique pour favoriser une plus grande appréciation de l’agriculture parmi les élèves. L’initiative pourrait potentiellement réduire le coût de la nourriture pour les écoles tout en augmentant la qualité et la quantité des repas fournis aux élèves, tout en favorisant la sécurité alimentaire au sein du système éducatif.

La vision d’Opoku pour transformer le secteur agricole du Ghana arrive à un moment où l’industrie est confrontée à de nombreux défis. Cependant, si ses propositions sont mises en œuvre efficacement, elles pourraient améliorer considérablement la situation de l’agriculture au Ghana, renforcer la sécurité alimentaire et créer des opportunités pour les jeunes de s’engager dans l’agriculture en tant que carrière viable et rentable. Le résultat de sa nomination et les politiques qui en découleront seront attentivement observés par toutes les parties prenantes de l’écosystème agricole du pays.