Le gouvernement lance un échange de dette intérieure contre des obligations de 809 millions de dollars

Maria

Ken Ofori Atta The Finance Minister

Le gouvernement a lancé un programme d’échange de la dette intérieure (DDEP) pour les détenteurs éligibles de billets et obligations domestiques libellés en dollars.

Dans le cadre de ce programme, le gouvernement invite les détenteurs des anciennes obligations à échanger environ 809 millions de dollars US contre de nouvelles obligations à quatre et cinq ans avec des taux d’intérêt de 2,75 % et 3,25 %.

L’invitation expire le 4 août 2023, a indiqué vendredi le ministère dans un communiqué.
« Aujourd’hui, nous lançons une invitation similaire à échanger, cette fois en ce qui concerne les obligations libellées en dollars américains émises au niveau national par la République du Ghana et régies par la loi ghanéenne.

« Pour éviter tout doute, cette invitation est distincte de l’invitation à échanger lancée en décembre 2022 et conclue en février 2023, et ne concerne aucun titre libellé en cedis », indique le communiqué.

Le ministère a déclaré que la réussite du programme contribuerait à rétablir des finances publiques saines et des niveaux d’endettement viables tout en relançant une croissance économique après l’impact négatif de la pandémie de COVID-19 et de la guerre en Ukraine.

Il a donc appelé à une pleine participation au programme qui est un élément essentiel à la fois du programme de réduction de la dette et des discussions sur le programme avec le Fonds monétaire international (FMI).

« Cela contribuera à débloquer le soutien de la communauté internationale et permettra au Ghana d’atteindre ses objectifs en matière de dette », indique le communiqué.

Le ministère a fixé au 11 août 2023 la date de règlement à laquelle le gouvernement émettra les nouvelles obligations aux détenteurs éligibles dont les offres ont été acceptées pour le compte de ces détenteurs éligibles à créditer au Central Securities Depository (CSD) du Ghana.

« La République se réserve le droit de prolonger la date de règlement (y compris en ce qui concerne une ou plusieurs séries d’obligations éligibles), sous réserve des conditions décrites dans le mémorandum d’échange », indique le communiqué.

Le ministère a également nié qu’en offrant les obligations éligibles, les détenteurs éligibles déclarent et garantissent que ces obligations éligibles constituent toutes les obligations éligibles qu’ils détiennent.

Le ministère a également noté qu’une telle action vaut également « un consentement au blocage par le CSD de toute tentative de les transférer avant la date de règlement ou la résiliation de l’invitation par la République ».