Le fils et beau-frère de Cléophas Malala enlevé la nuit : « Traumatisé et secoué »

Maria

Le fils et beau-frère de Cléophas Malala enlevé la nuit : « Traumatisé et secoué »

Didacus Malowa, journaliste à Togolais.info, apporte plus de trois ans d’expérience dans la couverture de la politique et de l’actualité au Kenya.

Nairobi – L’ancien sénateur de Kakamega, Cléophas Malala, a révélé que son fils et son beau-frère avaient été enlevés.

L’ancien secrétaire général du parti de l’Alliance démocratique unie (UDA), en difficulté, a évoqué l’épreuve pénible que le duo a traversée après avoir été enlevé sous la menace d’une arme.

Dans un message bouleversant partagé sur ses plateformes de médias sociaux le mardi 24 septembre, Malala a révélé que des hommes armés avaient emmené de force son fils et son beau-frère de 19 ans dans la nuit.

Il a affirmé que les deux hommes avaient été soumis à des heures de torture tandis que leurs ravisseurs exigeaient des informations sur le lieu où il se trouvait.

« Mon fils et mon beau-frère de 19 ans ont été enlevés sous la menace d’une arme. Ils ont été torturés pendant six heures pour qu’ils révèlent où je me trouvais ou où se trouvait ma femme et pour qu’ils leur indiquent le chemin vers ma résidence à Kitengela », a écrit Malala.

Les proches de Malala ont-ils été libérés ?

Il a ensuite expliqué qu’après que leurs ravisseurs n’aient pas réussi à le localiser, lui et sa femme, ils les ont abandonnés le long de la route de Thika.

L’homme politique franc a déclaré qu’heureusement, il avait pu les récupérer, révélant ainsi les dommages émotionnels que cette épreuve leur avait causés.

« Après avoir échoué à me retrouver, moi et mon conjoint, à la maison, ils ont abandonné les deux sur la route de Thika ; je les ai récupérés sains et saufs mais traumatisés et secoués », a partagé l’ancien sénateur, soulignant le tribut psychologique que cela leur avait coûté.

Comment Malala a dû faire face aux défis de son passage à l’UDA

Malala est devenue secrétaire générale de l’UDA en février 2023, un an après avoir échoué aux élections pour le poste de gouverneur de Kakamega. Il a succédé à Veronica Maina, qui a été nommée au Sénat.

Son mandat allait cependant se heurter à l’opposition des membres du parti qui semblaient ne pas tenir compte de son règne.

Le gouverneur de Nyeri, Mutahi Kahiga, a dirigé les membres de l’UDA qui ont soutenu que Malala n’avait pas été substantiellement installé comme secrétaire général du parti ; il ne pouvait donc pas sanctionner des commandes critiques.

Une pétition visant à le démettre de ses fonctions a été déposée en juin de cette année.

Malala est membre du mouvement Tawe, qui cherche à encourager l’ouest du Kenya et à accroître ses chances d’avoir son mot à dire dans la politique nationale.

Relecture par Mercy Nyambura Guthua, journaliste et rédactrice en chef chez Togolais.info