Le vice-ministre de l’Éducation, le Dr Clément Apaak, a averti que les directeurs des lycées qui refusent aux élèves des repas adéquats s’exposeront à de sévères sanctions s’ils sont reconnus complices.
Le Dr Apaak a lancé cet avertissement dans une publication sur Facebook samedi, ajoutant sa voix à un communiqué officiel publié par le Service d’éducation du Ghana (GES) concernant une prétendue situation d’alimentation au lycée de Savelugu.
« Nos étudiants méritent des repas équilibrés, nutritifs et suffisants. Le gouvernement a mis à disposition suffisamment de fonds pour garantir cela », a déclaré le Dr Apaak.
Il a averti que les directeurs, les matrones et les économes qui se livrent à des pratiques privant les étudiants d’une alimentation adéquate seraient tenus responsables.
« Les directeurs de nos écoles secondaires dont la conduite prive nos élèves de bons repas s’exposeraient à de graves conséquences s’ils étaient reconnus complices », a-t-il ajouté.
Ces commentaires font suite à une déclaration du GES reconnaissant une vidéo circulant sur les réseaux sociaux qui soulevait des inquiétudes concernant l’approvisionnement en nourriture au lycée de Savelugu. Selon le Service, la direction avait pris connaissance des allégations et avait ouvert une enquête sur l’affaire.
« La direction du Service éducatif du Ghana a repéré une vidéo circulant sur les réseaux sociaux concernant une prétendue situation alimentaire au lycée de Savelugu », indique le communiqué.
Le GES a souligné que l’alimentation des étudiants restait une priorité et a qualifié toute forme de mauvaise gestion de délit grave.
« La direction prend très au sérieux la qualité de l’alimentation des élèves, c’est pourquoi elle donne la priorité à une alimentation de qualité et considère la mauvaise gestion comme un délit grave », indique le communiqué.
Tout en répondant aux préoccupations du public, le Service a déclaré que l’incident ne devrait pas être considéré comme le reflet de la situation nationale.
« La direction souhaite assurer le public, en particulier les parents, que l’incident survenu au lycée Savelugu est un cas isolé et ne reflète pas la situation alimentaire globale à l’échelle nationale », indique le communiqué.
GES a en outre révélé que les enquêtes avaient déjà commencé et a promis des mesures de surveillance plus strictes à l’avenir.
« Des enquêtes ont été ouvertes sur cette affaire », ajoute le communiqué, annonçant son intention d’intensifier les visites de contrôle inopinées dans les écoles à travers le pays.
Le Service a également appelé les autorités scolaires et autres parties prenantes à coopérer pleinement avec la direction pour éviter de futures défaillances.
« Les parties prenantes, et en particulier les chefs d’établissement, sont invités à signaler rapidement à la direction tout défi particulier qu’elles rencontrent pour une intervention rapide », indique le communiqué.
L’intervention du Dr Apaak souligne la position du gouvernement selon laquelle les contraintes financières ne peuvent pas être utilisées pour justifier de mauvaises pratiques alimentaires, en particulier à une époque où des ressources ont été mises à disposition pour soutenir le bien-être des étudiants.






