Le Conseil des ministres a décidé vendredi à l’unanimité de déclarer l’état d’urgence dans la région d’Amhara en Éthiopie.
Un communiqué publié par le Bureau du Premier ministre a indiqué que la décision a été informée par l’aggravation de la situation dans la région.
Il a ajouté que « le mouvement armé illégal dans la région d’Amhara » a atteint un point où il ne peut pas être inversé par le système régulier d’application de la loi. Le Conseil a décidé d’imposer l’état d’urgence.
Le Conseil a rendu public par une déclaration que si le mouvement illégal a fortement perturbé l’ensemble des activités économiques et sociales dans la région et mis en danger le système constitutionnel, il a fait des efforts importants pour prendre les mesures d’urgence nécessaires pour maintenir la paix et l’ordre publics et faire respecter la loi. .
La menace qui ne cesse de s’aggraver pour « la sécurité nationale et la paix publique » a été prise en compte lors de la prise de décision par le Conseil, selon le communiqué. Le communiqué rappelle également que le gouvernement a lancé des appels répétés à la paix afin que toutes les forces armées puissent suivre une voie pacifique et légale.
Les activités politiques, sociales et économiques de la Région sont gravement endommagées en raison des attaques menées par des « groupes extrémistes armés », indique le communiqué validant l’importance de la proclamation de l’état d’urgence.
Il convient de rappeler que le gouvernement régional d’Amhara a demandé au gouvernement fédéral d’établir le cadre juridique nécessaire conformément à la Constitution fédérale et de prendre les mesures appropriées dans la région.
Expliquant pourquoi il a demandé l’intervention du gouvernement fédéral, le gouvernement régional a déclaré que la violation de la sécurité cause de grands dommages humains, sociaux et économiques dans toute la région, et qu’il est difficile de contrôler la situation par le biais du système régulier d’application de la loi. Le bureau du Premier ministre a déclaré que cela a rendu nécessaire la déclaration de l’état d’urgence car il est devenu difficile de contrôler cette activité scandaleuse sur la base du système juridique ordinaire.
Le bureau du Premier ministre a indiqué que l’état d’urgence a été déclaré conformément à l’article 93, numéro (1) de la Constitution fédérale. L’article stipule que « le Conseil des ministres du gouvernement fédéral a le pouvoir de décréter l’état d’urgence en cas d’invasion extérieure, d’effondrement de l’ordre public qui met en danger l’ordre constitutionnel et qui ne peut être contrôlé par les forces de l’ordre régulières ». et du personnel, une catastrophe naturelle ou une épidémie surviennent ».
Le même article mais numéro (3) de la Constitution stipule que « l’état d’urgence décrété par le Conseil des ministres, s’il est approuvé par la Chambre des représentants des peuples, peut rester en vigueur jusqu’à six mois. La Chambre des représentants des peuples peut, par un vote à la majorité des deux tiers, permettre que la proclamation de l’état d’urgence soit renouvelée tous les quatre mois successivement ».
L’article 93 (2-a) de la Constitution stipule également que « si elle n’est pas approuvée par un vote à la majorité des deux tiers des membres de la Chambre des représentants des peuples, elle est immédiatement abrogée ».






